Archive for the ‘News’ Category

Carte Postale

Monday, March 22nd, 2010


Dans les moments de faiblesse, quand mon iPod est déchargé ou quand on me menace de mort par ablation ongulaire, je consens parfois encore à laisser mes oreilles et mon intellect se faire saccager par le médium radiophonique. Et je ne reviendrai pas sur le pauvre sort des DJs de Radio, déjà si magnifiquement explicité dans un précédent article, non c’est vraiment le contenu de la bande FM qui est en train de me pousser à bout tel un morceau de caca emprisonné dans une cavité rectale constipée. Alors j’ose cracher le morceau, la problématique même de cet article :

Quid du paysage électronique commercial d’aujourd’hui ?

En quête d’inspiration, je me suis donc rendu sur de nombreux sites internet qui font référence en la matière, et c’est vraiment un de mes préférés de toute la vie qui a retenu mon attention : Fun Radio.fr. On peut en effet remarquer sur ce dernier une catégorie permettant de retrouver avec une grande facilité n’importe lequel des titres qui passerait à l’antenne et dont le nom échapperait à nos humbles tympans. Sobrement intitulé « C’EST QUOI CE TITRE ? », je vous propose ici même une nouvelle version, qui me paraît réellement beaucoup plus à propos :

Et pour une fois je n’inclurai pas Bob Sinclar dans la liste des coupables, ce dernier ayant, certainement après avoir trop bu de son propre sperme, littéralement pété un câble et décidé de se réfugier dans un genre sur lequel je n’ai vraiment plus rien à dire, nommément le reggae. Et sans dire que c’est pire, parce qu’il faut quand même pas déconner, on ne peut pas dire que le paysage électronique brille de par sa qualité. C’en est même triste. Alors certes je me fais vieux, j’entame de sortir de la target audience de Foune et je commence un nombre non négligeable de mes phrases par le mot « Avant », aussi je me pose la question : les jeunes sont-ils vraiment si cons que ça ? Ou plutôt, est-ce que quoique l’on écoute étant jeune, on le kiffe grave peu importe le degré pourtant quasi létal de merditude impliqué ? Est-ce que mes superbes souvenirs musicaux ne seraient-ils en réalité constitués que de sombres merdes du même apanage que celles que je me force de descendre ici même ?

Mais non, aujourd’hui n’est pas un jour pour l’introspection et les bons sentiments, parce que ce qui nous est proposé est tout simplement ignoble. Ignoble, et même pas original dans l’ignoble, ce qui a tendance à le rendre d’autant plus terrifiant et horrible. Laissez moi vous expliquer.

Courant 2008, je vagabonde sur mon Beatport préféré et remarque avec curiosité un nouveau Numéro 1 au top 100 des Downloads (pas forcément une grande référence, donc) : Guru Josh Project, Eternity 2008, Klaas Remix. Tiens, c’est nouveau ce type de rythmique, ce drop tout en découpage et en silences opportuns. Ca ne casse pas trois jattes à un cul-de-patte, mais bon pourquoi pas. On passe.

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2010, dans la bagnole, une radio « tendance » quelconque, et The Sound of San Francisco, la zike qui a marqué mes 15 ans au travers de son remix par les Global Deejays, me pousse à la chansonnette. 8 temps avant le supposé refrain, je remarque qu’elle semble partir différemment et que la voix n’est pas exactement la même. Bizarre. Voyons voir. Oh mon dieu.

MAIS, C’EST EXACTEMENT LA MÊME RYTHMIQUE QUE LE REMIX DE KLAAS PRÉCÉDEMMENT CITÉ !?

Tiens. Voilà qui est moultement étrange, de ressortir ce type de son maintenant. Prochaine chanson, et je commence à me faire une joie de reconnaître What Is Love, tube interplanétaire qui a marqué une bonne partie de mon adolescence : ils passent ça à la radio. Un clin d’œil sans doute. Refrain.

MAIS, C’EST EXACTEMENT LA MÊME RYTHMIQUE QUE LE REMIX DE KLAAS PRÉCÉDEMMENT CITÉ !?

Praise Cat ? Ce grand classique house ressorti il n’y a même pas 5 ans, sur lequel de belles quantités d’alcool se sont plu à faire l’aller retour bucalo-stomacal, le plus souvent à mes dépends ? C’est sympa, je me demande comment est le ref

MAIS, C’EST EXACTEMENT LA MÊME RYTHMIQUE QUE LE REMIX DE KLAAS PRÉCÉDEMMENT CITÉ !?

Je pense que vous avez compris. C’est tellement flagrant que ça en devient pathétique. C’est pourquoi, possédant moi-même de grandes aspirations dans la vie, je viens de décider de programmer un nouveau type de machine : le MERDOTRON 3400 (afin qu’il reste fashion au moins jusqu’en 3399). Chaque année, il vous suffira d’allumer votre MERDOTRON 3400, de sélectionner un type de rythmique sorti 3 à 4 ans auparavant, un classique indémodable d’une vingtaine d’année minimum, et TADAA : votre MERDOTRON 3400 vous caguera immédiatement un tube électro dont la qualité saura à coup sûr attirer la convoitise de tous et satisfaire les abyssaux fondements des grands pontes des majors musicaux.

Merci MERDOTRON 3400, grâce à toi moi aussi je peux devenir une STAR!

Tresch

Lettre d’amour

Wednesday, January 27th, 2010

Ses nuits, bercées par la pénombre, sont comme ses journées d’un blanc immaculé ; et sa fraicheur, fine et piquante, ne saurait être balayée que par la douce chaleur d’un foyer. Oui, aucun doute, janvier se fait notre hôte et nous accueille en cette nouvelle année ! C’est pourquoi BigFatGio et moi-même nous joignons donc pour vous souhaiter une riche et musicalement transcendante année 2010, puisse-t-elle vous apporter joie et bonheur comme sexe et chaleur !

Mais revenons un peu à nos moutons musicaux. Un air, une mélodie, une chanson : oui, nous parlons de toutes ces choses qui, chaque jour, nous transportent et nous bougent. Nous parlons de cette mélopée qui, doucement le matin, fait que tu te réveilles le sourire aux lèvres – juste après avoir balancé ton putain de réveil de merde sur le mur. Celle-là même qui prendra tes larmes dans cette scène magnifique du film que tu regarderas ce soir. Celle-là aussi, que tu découvriras d’un clic hasardeux sur Internet et qui t’emmènera loin, loin de ton écran d’ordinateur. Cet hymne sur lequel tu t’égosilleras la prochaine fois en boite, toi, tes meilleurs potes et vos dizaines de grammes d’alcool. Cette suite de 1 et de 0 qui te permet un peu de te détacher de tes problèmes, et qui te fait rire, partager, aimer. Cette émotion.

C’est quand même fou ce que c’est beau, la musique.

Alors au final, peu importe que tu écoutes du reggae, du rap français, de la musique classique, de l’électro, du hip hop, du ska, du rock, de la pop, de la techno, du jazz, du breakbeat, de la dance, de l’extreme death chocapic, du r’nb, du disco, de l’alternative, du métal, de la trance, du drum & bass, du downtempo, du lounge, du blues, du country, du funk, de la minimale, de la house ou quoi que ce soit d’autre.

Tant que toi aussi, minute après minute, jour après jour, la musique te fait littéralement kiffer. Elle te prends les tripes à pleines mains, te retourne le ventre, libère tes pensées, te fait sauter toujours plus haut. On aura beau cracher sur toi le hippie, sur toi le fashiontek, sur toi le métalleux, à la barbe tellement longue que tu pourrais la passer entre tes jambes, l’accrocher à tes cheveux et la porter en sous-vêtements, ce qui compte au final c’est que tu l’aimes, ta musique.

Donc bonne année, pleine de découvertes et de redécouvertes, d’exaltantes surprises et de déceptions, parce que cela fait aussi partie de ce grand voyage qu’est la vie. Dans tous les cas, que la musique reste à vos côtés pour aller toujours de l’avant et grandir et atteindre tous les sommets. Pas de place pour les regrets et les remords, ce qu’il faut, c’est foncer.

Et puisqu’on aime bien dire ce qu’on fait et ne pas faire ce que l’on dit, on va profiter de cette petite lettre d’amour à la musique pour nous rétrospectiver, peu importe le degré de saleté que cela implique.

Depuis le Chakanight, David Guetta a sorti le single promis, « Sexy Bitch », et l’album qui va avec. Et qui fracasse. Tellement qu’il fracasse, il s’est heurté à la censure américaine : le duo avec Akon se voit rebaptisé, les paroles modifiées, on parle maintenant de « Sexy chick ». Pour rester dans le ton, on peut aussi souligner que le single de reggaelectropopvomi de Bob Sinclar a fait un four, ce qui découragera peut-être son auteur de continuer à sortir des CDs. Les DJs de radio continuent de sévir, tout comme les groupes de techno de merde dont s’abreuvent les clubbers et tuneurs en manque de sensations.

Du point de vue des albums chroniqués, nos avis ont peu évolué: les commentaires apportés sur l’article concernant Mylène Farmer n’ont fait que confirmer ce que BigFatGio pensait de certains de ses fans, comme quoi l’adage « Y a des cons partout » ne saurait mentir. Sinon, en bref, on apprécie un peu plus MGMT et Kanye West, Basshunter et Günther font toujours de la merde, on a complètement oublié les tubes de cet été ou encore La Roux

Rob Dougan est toujours aussi bon et aussi pas connu, et semble être beaucoup trop occupé par les vignes héraultaises pour daigner se consacrer à quelque chose de nouveau. BigFatGio a ses places pour Prodigy au Zénith de Paris en avril, et est toujours fan de Rammstein – comme le montrera le prochain article, quel cliffhanger, vous êtes tous sur les dents là hein -. Girl Talk déchire toujours autant mais pas de grosses nouvelles de son côté, SebastiAn quand à lui devrait (enfin) sortir son premier album cette année, et nous fait d’ores et déjà languir avec Threnody. Passion Pit gagne encore et toujours en popularité et commence à passer sur les grandes ondes, et les voir en live déchire beaucoup.

Parlons maintenant nouvelles technologies: l’article de Tresch sur le sujet est resté lettre morte, mais Twitter devient à la mode: les musiciens, les acteurs, et même les politiciens français se le sont approprié. Le mois dernier, les candidats des présidentielles en Ile-de-France se clashaient par touits interposés, et même Georges Chétochine en a un. Par contre, Bob Sinclar n’a toujours pas répondu à notre commentaire.

Voilà, ce bref tour de l’année passée touche à sa fin… Accueillons maintenant l’an deux mille dix gnement.

BigFatGio & Tresch

Twitty et Gros Minets.

Friday, July 17th, 2009


Ah, l’Internet 2.0. C’est à se demander comment on faisait avant. Incontestablement, des inventions comme le Tatoo, le Minitel ou encore la Tecktonik ont réussit le pari fou de marquer durablement des générations entières, mais tout ça n’était encore que pacotille face à la déferlante de cette nouvelle mode : l’Internet nouvelle génération, ou l’abolition de toute vie privée. Myspace, Facebook, Caramail et les Blogs (cherchez l’intrus) sont les piliers de cette « révolution » technologique et culturelle et les plus populaires encore dans notre bon vieil hexagone.

Et j’en reviens donc, à la question : comment faisait-on avant ? Comment faisait-on quand on ne pouvait pas connaître par cœur la vie d’illustres inconnus, connaissances de connaissances de connaissances ; quand on ne pouvait pas savoir qu’Ursule avait une passion démesurée pour les animaux morts ou que le pêché mignon de Robert se trouve être la musique country ?

Car c’est là tout l’intérêt de ce nouveau phénomène : s’exposer et parcourir le dédale sans fin des hobbies, des « J’aime » et des statuts de ses « amis ». Les relations gagnent un nouveau niveau, le numérique, cette fois à échelle globale.

Au milieu de tout ce beau monde, Twitter fait encore figure de petit nouveau. Le service de Micro-Blogging américain fondé en 2006, s’il est déjà très populaire dans le pays suscité et dans les pays anglophones en général, commence tout juste à s’installer en France. Nous en sommes donc pour l’instant à l’étape « pré-fashion » de la chose, où seul les nerds et geeks par excellence veulent être fashion mais qui comprennent pas que c’est encore trop tôt.

Et la première raison qui me fait ici aborder le sujet de Twitter est dans la future fashionitude qu’il représente : on veut que nos lecteurs soient au top. Un peu comme nous quoi, même s’il y a encore un long chemin à parcourir.

Mais la raison principale, c’est vraiment la formidable fonctionnalité de ce site de « Micro-Blogging » donc. Le principe est simple : vous créez un compte, vous suivez des gens, les gens vous suivent, vous updatez votre statut et les gens qui vous suivent peuvent lire tout ce qu’il arrive dans votre palpitante vie tandis que vous pouvez lire tout les updates des gens que vous suivez. L’intérêt ?

Connaître la vie des gens que l’on côtoie, c’est bien. Mais connaître la vie privée des gens que l’on idolâtre, ben ça déchire grave du cul. Et c’est là que se fait le lien avec FlatBite : toute la scène DJ récente, à quelques exceptions près (et pas pour longtemps encore à mon avis) se plaît à discuter, échanger et partager sa vie de tout les jours au moyen des Tweets.

Quel bonheur de voir A-Trak blaguer avec Mr.Oizo, Boys Noize filer des remixs gratuits ou des infos exclusives sur son futur album (que s’appellerio Power, pour ceux qui savaient pas), ou encore deadmau5 insulter ouvertement tout ce qui l’emmerde.

Vous catchez mon drift. Twitter est le nouveau blog, la nouvelle façon d’être au courant de tout, avant tout le monde. Et ce qui est vraiment génial dans tout ça, c’est qu’étant dans une phase encore relativement nouvelle, l’ensemble est très humain : les DJs parlent, remercient, chambrent, bref il y a un dialogue vivant qui s’est installé et pas une succession de publicité/updates comme on peut le voir sur des sites concurrents.

Bien sur, ce qui va tuer cette ambiance, c’est le nombre. Quand les DJs en auront marre d’avoir 200,000 réponses à la moindre de leurs conneries, ils arrêteront. Et c’est une raison pour laquelle il faut en parler, mais pas trop, avec précaution. Et être respectueux avant tout. Et c’est également la raison pour laquelle je ne donnerai pas directement les comptes de tout les DJs que vous pouvez espérer. Néanmoins, et car je suis vraiment trop beau, je vous donne mon compte, sur lequel vous pourrez retrouver très facilement un grand nombre d’entre eux, et en plus avoir tout les updates possibles sur FlatBite : elle est pas belle la vie ?

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Pour finir, un dernier avertissement : c’est entièrement en anglais. Good luck !

Tresch

Plagiat, c’est laid

Sunday, July 12th, 2009

Je suis colère. Ca vous est déjà arrivé d’être blasé, tellement on se fout de vous, et de ne rien pouvoir faire ? Comme par exemple quand votre groupe le plus préféré se fait violer par la chanteuse la plus pourrie du monde ? Accrochez-vous bien, je vais vous raconter :

Les forces en présence

D’un côté on a un groupe slovène inconnu: Laibach, du nom donné à la capitale de Slovénie par les nazis qui passaient dans le coin boire un coup en 1937. C’est un groupe de métal indus, 15 albums studio au compteur, ils font dans la provoc’ pure et dure : vu leur orientation politique douteuse (genre communiste nazi), ils laissent volontairement planer le doute. Ils se baladent en chemise brune et chantent le jour de la fin de la guerre de Bosnie sur la grand place de Sarajevo…

Laibach/Mylène Farmer

De l’autre côté, on a la superstar Mylène Farmer, icône des gamines de 17 ans et surtout des gays (la seule femme à avoir fait la couv’ de Têtu). 48 ans et elle fait toujours sa biatch, comme Madonna, mais en cheap, en français quoi. La recette est rodée: des paroles mystico-affligeantes, un petit bout de cramouille dans le clip, et hop ! l’oeuvre d’une génération (désenchantée ? huhu).

Moi je m’invente … … une vie

Chacun de son côté, Mylène Farmer et Laibach font de la provoc’, soit dans leurs clips soit dans leur attitude : les premiers sont engagés politiquement et veulent inviter à la réflexion, parlent beaucoup d’eux et peu de musique, ont une imagerie très totalitaire (comme les capotes marquées “Antisemitism”, en vente sur leur site). L’autre se cache, ne parle pas d’elle parce qu’elle est timide, mais fait des concerts à 150 euros la place au Stade de France (en vente sur son site). En bref, elle se fout ouvertement de notre gueule. C’est pas beau la provocation ?

Mais les deux se défoulent sur les clips, et c’est de ça dont je veux vous parler : déchaînement d’uniformes pour Laibach, d’absence de tout uniforme pour Vilaine Fermière, on essaie de choquer la morale comme on peut… Mais là, j’ai vraiment été choqué.

Wir alle sind besessen von Zeitekonomie

Samedi 16 mai, chez moi devant Virgin 17, dernier Migraine Farmer, flemme de changer de chaîne… Dans le simple objectif de vérifier si elle a retrouvé son pantalon, je jette un coup d’oeil, et là je vois environ 7943 ressemblances avec un clip que j’aime bien mais je saurais pas dire lequel…

“Tanz mit Laibach”, par Laibach, 2006:

“C’est dans l’air”, par Mylène Farmer, 2009:

Veuillez installer Flash Player pour lire la vidéo

Là, j’aurais dû mettre une étude comparative, avec des screenshots et tout, mais j’ai pas envie, on notera donc les subtils points communs entre les deux clips : d’abord la musique, exactement le même va-et-vient bourrin et incessant des beats dans les oreilles ; mais aussi et surtout l’image : du ciel qui défile, des croix qui clignotent, des uniformes avec rythme de pas militaires, des squelettes qui dansent, une crise d’épilepsie, des effets de symétrie, des bouts de vidéos d’archive… Néanmoins, une prime à l’originalité pour le Maxi Best Of Champignon atomique à la fin du clip de l’idole des gays.

Wir hüpfen und wir singen

Il est possible que, fortuitement, le réalisateur du clip de Mylène Gautier, qui d’ailleurs juge bon de signer “son” oeuvre à la toute fin, ait juste eu une vision dans laquelle les squelettes dansent, avec du boumboum bien lourd en fond… Ou bien il en a juste eu rien à foutre de faire une resucée d’un clip d’un groupe pourri d’Europe de l’Est, vas-y je t’en remets un peu, ils doivent même pas savoir qu’il y a des lois sur le plagiat.

A une époque où on veut sacraliser la propriété intellectuelle où Pirate Bay doit payer 2 millions de livres, j’en arrive à espérer dans mes rêves les plus fous, que cette vieille pute de Mylène Farmer sera elle aussi condamnée à payer des millions à Laibach… ou mieux : condamnée à une ablation des cordes vocales.

BigFatGio.

Je ne t’aime plus, Bob.

Friday, July 10th, 2009


Bon, on va pas dire qu’on est surpris, ça non. Le bonhomme nous avait habitué. Je le respecte pourtant. Gym tonic, Darlin’, I Feel For You, sa compilation Defected in The House. Tout ça ne m’inspire rien d’autre qu’une grande maitrise d’une house bien frenchy tac tac calée. J’avouerai même que mes déhanchés sur Love Generation, dans mon jeune âge, n’avaient rien à envier à la plus belle chorégraphie de Saturday Night Fever. Sauf que vient un moment où c’est plus possible. Où l’on dépasse la barrière de l’entendement. Où même les poules se suicident massivement à l’écoute d’un truc pareil. Putain Bob, MAIS QU’EST-CE QUE C’EST QUE CETTE MERDE ?

Non content de poser homosexuellement pour son nouvel album, intitulé Born in 69 parce que apparemment SA LE FAI GRAV LOL MDR JéMerÈ TrOp ÊtRe nÉ en 69 FASHION FASHION, Bob nous sort son nouveau single : Love You No More.

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Absolument hors de question que qui que ce soit paye pour ça (clic droit -> enregistrer sous)

Sérieux. Mais sérieux quoi. Mais quelle personne saine d’esprit penserait une seule seconde à faire un truc pareil ? Ne cherchez plus, vous n’en vouliez pas, Bob Sinclar l’a fait. Les quelques merdes qu’il nous avait pondu les étés précédents étaient déjà bien attaquées niveau profonde stupidité et vide musical, mais là on atteint des sommets, on touche le plus bas du bas, et on oublie pas de vomir entre temps pour tout se reprendre dans la gueule.

Alors on commence par prendre l’ensemble kick/hi-hat de Rock This Party, franchement à peine dissimulé. On en a déjà assez, mais c’est alors qu’une espèce de vocal vocodé de reggae apparaît. Laissez moi bien répéter : UN VOCAL. DE REGGAE. VOCODÉ. J’aurais préféré me faire sodomiser par un troupeau d’ours que d’entendre ça un jour dans ma vie. Mais c’est pas fini.

Le cerveau a encore du mal à se remettre de l’absurdité et du décalage tonal total du reggae de Shabba Ranks (je ne lui cracherai pas dessus, apparemment c’est un grand du Dancehall, c’est que Bob sait s’entourer pour faire de la merde), qu’on reconnaît… oui… après Robbie Williams, Manu Chao, la Mano Negra, la quintuplième reprise de l’air de King of the Bongo !! Évidemment, le tout est sous pitché parce qu’un tube de l’été ça se fait à 128 BPM, et on le Master Tempo sonne à peine mieux qu’un prout diarrhéique.

Bon, arrivé à ce point, on se dit que c’est bon, on a vu le pire. Le mal est fait. Grands dieux. La première fois que j’ai entendu le drop électro de la chanson, j’ai littéralement eu envie de sortir de la bagnole pour claquer la portière sur ma bite. Plusieurs fois. Pour oublier un truc pareil. MÊME HELMUT FRITZ, putain, même Helmut Fritz sonne mieux que cet immonde ramassis de presets de Fruity Loops.

Et puis enfin arrive l’extase. Le climax de la chanson. Alors que le reggae man essaye de tirer son joint par le cul parce que sinon il peut pas chanter en même temps, que des mexicains pouilleux tape sur des synthétiseurs d’avant guerre pour jouer le break, BOB arrive, pose sa bite et sa fierté par terre et nous joue le solo de guitare qu’on se tape chaque année depuis Love Generation.

J’veux dire, le seul truc un temps soit peu nouveau dans cette chanson, c’est le vocal. Oui oui, le truc à base de « SHAPPA » et d’égorgement de singes du panama est la principale originalité du morceau. Ca donne pas envie de se pendre ça un peu ?

Toujours est-il que vu les deux premiers extraits de son album, l’immonde Lala Song et ce truc à peine humain, je suis maintenant très fier de vous présenter en avant première mon argumentaire extrêmement détaillé, impartial, objectif mais aussi et surtout concis de son nouvel album :

C’EST LA PLUS GROSSE DAUBE DE 2009. VOUS PRÉFÈRERIEZ MANGER LES CROÛTES DE VOS GRANDS-MÈRES QUE D’ÉCOUTER UN TRUC PAREIL.

Vraiment. Mais vraiment. Si l’on croit au Karma, on peut dire que l’été sera beau, parce qu’avec des musiques aussi nulles, tout le reste ne pourra être que bonheur, sexe et chaleur. Et c’est bien tout le mal que je vous souhaite.

Tresch

Les Tubes de l’Été 2009

Sunday, April 5th, 2009


Après avoir réfléchi un bon moment, j’ai trouvé quelque chose que je détestais encore plus que le Reggae. Les “Tubes de l’Été”. Dossier.

Grosses pelletées de pus diarrhéique, chaque année c’est la même chose : NRJ, Fun, Skyrock s’y mettent, puis c’est MCM qui prend le pas, puis MTV, puis TF1, et on est parti pour un gavage d’immondices musicales, jusqu’à l’overdose s’il vous plaît. Sans une once d’originalité, ces parodies de chanson, ces mauvais ersatz de musique vendent du rêve à tout les cerveaux dont la capacité cognitive ne dépasse pas un stade reptilien, et ce à grand coups de massue médiatique : voilà votre plage, votre soleil, votre ambiance, passez de bonnes vacances.

Sérieusement, ces trucs là sont à peine dignes d’être écoutés sans honte. Merci les phénomènes de société, chaque années les majors se roulent des billets de 500 dans le cul et s’injectent de l’héroïne liquide dans les tympans pour pouvoir nous sortir de brillantes nouveautés. Essayons de catégoriser tout cela.

  • La musique africaine ignoble.

Section complètement trustée par Magic System & affiliés depuis déjà plusieurs années, de sérieux concurrents s’annoncent pour la cuvée 2009. Mélangez n’importe comment des rythmes supposés africains avec des mélodies pompées sans aucune vergogne sur les morceaux pops récents, ajoutez-y une bonne dose de fautes de langage, une prononciation tellement exagérée je n’en reviens pas que des gens puissent tilter sur le racisme de Tintin au Congo mais pas sur l’image que renvoient ces gens, un ou deux MCs qui s’occupent d’hurler comme des primates (uniquement depuis Rock This Party de Bob Sinclar) pour le fun, et BAM vous l’avez. Cette année, on ajoute le mot Punani à notre vocabulaire, merci DJ KIFF ONE feat MOUSS MC & MOWGLI.

  • La chanson de beauf

Étant du Sud, il est certain que je me suis déjà retrouvé à chanter des hymnes alcooliques tels que La Choune et dérivés. Là, je plaide coupable mais demande la sympathie des jurés, après examen minutieux de mon taux d’alcoolémie. Toujours est-il qu’après La Marche des Tongs, cette année encore nous allons avoir droit à la chanson à la con où des gens à l’accent extrêmement prononcés (Nord ou Sud, ça dépend de la mode) vont jouer sur des stéréotypes affligeants pour nous déverser 3′30 (format radio oblige) de beaufferie pure, que tout les gros bouffons campagnards vont chanter avec verve et ferveur tout l’été durant, pendant que les citadins regarderont ça de loin avec dédain et un certain dégoût. On ne saurait le leur reprocher, mais attention je ne fais pas non plus l’éloge de ces derniers, étant donnés qu’ils sont bien souvent les fervents supporters de

  • La house de merde.

Ouuuh là y a du boulot. Et de la difficulté. Je veux dire, qui cette année, sera le plus populaire : Guetta et son plagiat Coldplayen “When Love Takes Over”, Boby Sinclar et son immonde remix “Lala Song” ou Solveig avec “SON ULTIME NOUVEAUTÉE” de l’album qui est sorti il y a déjà un an et demi ? Bien évidemment, on n’oublie pas la “PROD SINCLAR” où des inconnus vont faire semblant de faire de l’électro housy sunshine tac tac, les zikes à vocaux odieux qu’un enfant de maternelle sous ecstasy aurait pu écrire (suuunshiiiine, partyyyy) ou le tout dernier remix d’un groupe d’Europe de l’Est en anglais. Enfin, et ce depuis 2008, un Discobitch-like où un ou deux inconnus viendront poser un flow bourgeois ridicule sur des beat post-tecktoniks, résultant en un vomissement auditif qui convaincra tout les fils et filles à papa que leurs vies sert vraiment à quelque chose.

Et puis comme je suis quand même un super gars, je vous file mes sources, du pire au meilleur :

DJ KIFF ONE feat MOUSS MC & MOWGLI – Punani
http://www.youtube.com/watch?v=NXJOzc8fSbU

HELMUT FRITZ – Ca m’énerve
http://www.youtube.com/watch?v=rq6l-YGBwXo

Rivero & Dj Rob – You Are The Queen /Juan Magan & Marcos Rod
http://www.youtube.com/watch?v=Lkxf-yvsukc

Bob Sinclar – Lala Song
http://www.dailymotion.com/video/x8s69i_bob-sinclar-lala-song_music

Desaparecidos – Fiesta Loca (Marchesini & Farina Remix)
http://www.youtube.com/watch?v=gzE2kmgVzkk

David Guetta Ft. Kelly Rowland – When Love Takes Over
http://www.youtube.com/watch?v=Vul5JkB_ufI

Eddie Thoneick feat. Michael Feiner – Don’t Let Me Down (Eddie Thoneick Remix)
http://www.youtube.com/watch?v=V6Yg6HAbsR8

Calvin Harris – I’m Not Alone
http://www.youtube.com/watch?v=clY2RAgXpM0

*soupir*

Tresch

Il y a une référence dans le titre.

Saturday, March 28th, 2009

FlatBite 2.0

Ca y est, il est là, il est beau, il est chaud.
Il est WIP, car ici c’est comme ça qu’on rentre en /club.
Il est geek, il est fashion, il est tendance, il est in.
Il est hip, il est ok, il est bath.
Il est fluo, il est 8 Bits, 16 Bits, peut être 32 Bits.
Jamais plus. Il est laser, il est noir.

Mesdames et Messieurs, je vous souhaite la bienvenue sur le blog musical ultime, j’ai nommé Flat Bite.

Où nous allons, jour après jour, nous efforcer de :

  • Vous fournir les informations du monde de la musique électronique que nous trouverons intéressantes et pertinentes
  • Vous présenter nos inénarrables goûts en la forme d’une sélection hebdo ou bihebdo (à déterminer) des Albums et EPs du moment ou du passé ou du futur qui ont/vont poutrer méchant
  • Vous fournir un résumé onirique de chaque soirée/DJ/concert auquel nous assistons
  • Vous cultiver, non ce n’est pas sale
  • Vous divertir enfin, car c’est aussi et surtout dans la connerie que l’on excelle

Et tout cela Mesdames et Messieurs, avec une clarté et une rigueur qui défieront l’entendement, puisque nous tâcherons de classifier tout cela sous les quelques catégories suivantes, ce pour votre plus grand bonheur only :








Et pour citer Oni-Oni : “Sortez couverts, y en a déjà trop des comme vous.”

Tresch