Archive for the ‘Culture Générale’ Category

Fun Extravaganzaminator Mix From Hell Cocotte-Minute Night Party

Wednesday, October 21st, 2009


Comme je vous plains. Comme je vous comprends aussi. C’est sur, ça ne doit pas être facile. Des milliers de personnes vous adulent. Des millions, peut être. Vous avez la réputation d’être parmi l’élite, les meilleurs, le sommet. La crême. Mais au final, tout ce travail, tout cet acharnement, tout ce dévouement : pour quelle récompense ? Pour rien. Que dalle. Nada. Peanuts. Comme je vous comprends. Je vous comprends car, au final, votre position, c’est un peu celle d’un enfant perdu dans la rue un soir de Noël, un peu celle d’un chaton abandonné qui lutte pour trouver une coupelle de lait à laper dans son carton ; un peu celle de l’auteur d’un super blog que personne ne lit. Ou pas. Karel, Jay-Style, Mico, Lionel, Kash, Morgan Nagoya, Romuald, Geoffrey Baldet et tant d’autres que j’oublie encore, c’est à vous que cette lettre s’adresse. Je viens juste de citer vos noms, et personne n’a encore compris de quelle merde je veux bien encore pouvoir parler putain de bordel. Je crois que je vais chialer.

Oui c’est à vous, DJs infortunés mais pas d’infortune, résidents de radios que la décence et le bon goût m’empêchent de citer, fiers piliers des phénomènes « Party Fun », « NRJ Extravaganza » et tant d’autres (oups, ne viendrais-je pas justement de citer les radios en question ?) que cette lettre s’adresse. Comme je vous plains.

Ca ne doit pas être facile, ça non. Je vous écoutais, l’autre jour, l’oreille hagarde alors que de nuit je conduisais ma voiture. Trois Guettas en moins d’une heure. Deux No More Love. Le dernier Lady Gaga. Trois bootlegs finis à la pisse et au coin de table en guise de transitions. Je crois même avoir entendu du Cascada. Et du reggae. Ah non, c’était No More Love.

Il va bien évidemment de soi qu’aucune personne sensée en ce monde n’aurait un jour l’idée d’un tel… enchaînement. C’est tellement facile. Tellement simple(t). Un peu comme une blonde en quelque sorte. Personne donc, sauf un de ces saaaaaleeees déééémoooooons capitaaaaliiiiisteeees assoiiiféééés par les doooools et la réussiiiiiite, maaaaan. Les salauds. Vous faire ça, à vous. Je suis sûr que vous êtes doués à la base, au moins au double deepthroat après péné anale, car mine de rien vous officiez sur les plus grandes radios de France aux grandes heures d’écoute : les soirs de weekend après dix heures, où tout le monde est soit déjà en boîte, soit déjà assez torché pour arriver à supporter ça. Soit les deux. En tout cas, votre ennui doit être profond, et cela se ressent tout à fait quand une oreille un peu aguerrie vous écoute. Pour ces raisons on vous pardonnera donc les calages constamment décalés, les cuts qui feraient passer un E.T. enculant une vache pour un truc pas sorti de nulle part, les superpositions bonnes à œdèmer le plus vaillant des systèmes vasculaires. C’est normal.

En fait votre boulot, c’est un peu celui d’un nettoyeur de fosse sceptique : vous videz les bacs (de Cds) de merde que les gens remplissent par leurs (fautes de) goûts immondes. Quel travail ingrat.

À bien y réfléchir, je sais pas trop au final. Peut être qu’en vérité vous êtes constamment défoncés à un cocktail de kétamine – héroïne – laxatif pour éléphant et que vous kiffez vraiment ce que vous faites. Peut être qu’en fait vous n’existez pas, purs fruits de l’imaginaire collectif créé par des entreprises malveillantes (ouaaaaiiiiis le capitaliiiiiisme quoiiiii (ta gueule le hippy)). Peut être êtes vous des robots.

Dans tout les cas, je vous plains. Et sachez bien que le sacrifice neuronal que vous faites pour la nation, je l’admire. Je vous admire. Reste à espérer que tout cela ne soit pas fait en vain.

Un peu comme un super article de super blog que personne ne lit, en fait.

Tresch

Lit, Thé, Ratures.

Wednesday, October 14th, 2009

Quoiqu’on en dise, une bonne culture ne se construit pas sans la lecture. Pour l’orthographe, la grammaire, le style, les connaissances, je pense que l’on doit beaucoup à tous les écrits qui ont pu traverser notre vie. Et aujourd’hui, je sais que je peux dire merci aux livres. Merci à Bret Easton Ellis pour sa description presque chirurgicale du viol d’une pute suivis de sa décapitation au moyen d’une lame de couteau, mais aussi et surtout pour exprimer le plaisir qui envahit notre présumé serial killer lorsqu’il s’aperçoit qu’il bande assez fort pour faire tenir ladite tête sur sa bite. Merci à Chuck Palahniuk pour m’apprendre le terme de prolapse rectale, qui consiste en le fait que le système intestinal d’un individuel ne se trouve plus à l’intérieur de son corps, mais pourquoi pas devant ses yeux, dans une piscine. Merci également à Hunter S. Thompson, pour nous raconter dans les détails les plus cruels son bad trip sous un mélange d’éther, de cocaïne et de mescaline à Las Vegas. Enfin, un merci différent, certainement pas le dernier, en tout cas je l’espère, à Laurent Garnier, pour Electrochoc.

On ne présente plus Laurent Garnier. Le Papa. Aujourd’hui, quand on parle de lui à ce qui reste de l’intellect d’un ex-tecktonikeur, son nom résonne peut être comme celui d’une légende, que l’on se doit d’aimer car il est culte, mais dont au final on ne connait rien. Celui là même qui ait instauré la French House en Angleterre, alors que j’étais à peine né. Lolo, c’est donc un peu Le Monsieur de ce mouvement qui aujourd’hui bouge des millions de personnes de par le monde.

Et c’est dans un élan de renouveau artistique, de générosité, d’égocentrisme ou que sais-je encore, qu’a été décidée l’écriture d’Electrochoc, l’autobiographie de sieur Garnier. Et j’aime autant vous dire que c’est du gros, du très gros. Au long de ces 291 pages nous est donc comptée la vie de ce grand de la Techno, pas du berceau mais presque, jusqu’à la date de sortie du livre aux éditions Flammarion, en 2003. Notez comment j’ai calé subrepticement toutes les références dans une phrase comme ça, là hop. Je suis tellement bon je pourrais vous vendre des tapis en poils rectaux de chameau. Je me kiffe.

Ce livre défonce. Genre, grave. Pour peu que l’on soit un temps soit peu attiré par ce phénomène merveilleux qu’est la musique électronique, nous avons à faire ici à une véritable encyclopédie. Il a tout vécu faut dire, ou presque. Et il s’amuse à nous raconter son récit de vie tout juste croyable, attachant notre attention à chaque ligne par plus d’anecdotes, plus de détails et plus de rencontres. Le ton employé est singulièrement familier, on est accueilli dans ce livre comme autour d’un apéro chez un bon ami. Le style littéraire en est pour son grade bien évidemment, mais il se dégage un plaisir de lire définitivement super agréable. Pour en revenir au caractère encyclopédique, il ne faut pas s’en effrayer, bien au contraire : chaque lieu, chaque période et chaque style, non content d’être exhaustivement décrit dans le livre, est accompagné de sa propre playlist, reflétant les courants musicaux et étant les parfaits exemples pour se construire des bases solides dans une culture musicale élaborée.

Le livre en lui même a bénéficié d’une attention toute particulière : dans son perfectionnisme à peine caché, Laurent Garnier a mis les petits souliers dans les grands. Et si la couverture, relativement sobre, peut se montrer un peu rebutante au premier abord pour le badaud moyen, le contenu se montre magnifique, et même ludique. Ainsi en deuxième de couverture on trouve un sommaire très original : en forme de jeu de l’oie, retraçant les étapes clés du récit sur le plateau de jeu. Tout au long du récit, des pages entières sont consacrées à des mises en forme très stylé, autant le dire, des passages clés de l’histoire. Quelle magnifique manière de mettre en forme le texte, participant à une montée d’émotion jouissive lorsqu’on lit, par exemple, que Laurent arrive presque par hasard à une rave party et qu’il signifie sa joie par un gigantesque kick qui prend tout une page : BOOOOOOOOOOOOM. Génial.

En guise de conclusion à cet article peut être trop sérieux, aussi sérieux qu’un œuf Kinder avec un chapeau de clown, je dirai que ce livre est un must, que ce soit pour le fond ou la forme c’est une réussite totale. On sort un peu grandit de cette tranche de vie, de l’information qu’il nous apporte, des franches rigolades qu’il nous donne, de sa fin presque triste, dépeignant un paysage électro fade et commercial à des années lumière de ce qu’il pouvait être dans sa naissance, il y a 25 ans. Nous reste encore l’espoir de vivre à nouveau une époque comme il a pu en créer, tout du moins l’espoir de s’éclater encore à fond, jusqu’au bout de la nuit.

De Battre mon Tempo s’est Arrêté

Monday, September 28th, 2009


Aujourd’hui, nous laissons la place à un invité très spécial : il n’en est certes pas à sa première apparition sur ce blog, mais son activité récente extrêmement fournie l’a conduit à nous pour cet article very très spécheul, et surtout qui défonce.

Behold Mesdames et Messieurs, DAVID GUETTA !!

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Wéééééééééééé saluuut les djeuuuuuuns wouuuuuuuh ça défonce d’être là avec vous !! Quelle ambiance de folie c’est terriiiiible !

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*note de la rédaction : non, David Guetta n’est pas un hippy, ce malgré une forme commune de language*

Alors les loulous ça défonce d’être ici ? Ensemble ? Aujourd’hui accrochez vous bien hein, car ça va dé-fon-cer. Mais alors DÉFONCER quoi aaaaah. Parce que si je suis ici, c’est pour une raison bien spéciale : je vais vous donner en EXCLUSIVITÉ les 5 choses qui composent l’équipement du parfait DJ !!! Alors sortez bien vos crayons et vos bloc-notes les lambins, CAR CA VA GRAVE FRACASSER !!!!

En numéro 5 (wééé on commence par le dernier c’est un truc que m’a appris une star du showbiz en fait ! Merci Christophe Dechavanne ! Trop fashion mdr ça défonce) :

UN CASQUE SENNHEISER!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!

Mais trop quoi !! Abusé, lol. Je veux dire sinon comment tu peux profiter du son comme tout le monde dans la boite !! En plus les messieurs de chez SENNHEISER, ils m’ont bien montré qu’avec les autres casques ben ça marche pas pareil !! Aucun son !!! AUCUN SON !!!!!!!!!!!!!!!!!! Lol je pouvais entendre les mouches voler à l’intérieur de mon cerveau. Alors il faut vraiment prendre des casques SENNHEISER !! En plus les autres casques ils avaient même pas de câbles : ça fait pas très DJ hein !!! Merci encore aux messieurs de chez SENNHEISER, les casques SENNHEISER c’est les meilleurs. That is helmet BEST !!! (lol je me mets à l’international maintenant, obligé avec les Black Eyed Pies et Acon)

En numéro 4 : UNE FEMME QUI DÉCHIRE TROP QUOI !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!

Mais ouais quoi. On se rend pas compte !! Mais ma meuf elle défonce !! Elle fracasse même !! La mienne je l’ai prise parce qu’elle ressemblait trop à un mec et que je kiffe trop ça quoi ! Et vu que tout le monde a pensé que c’était un travesti, regardez : Grâce à elle, j’ai pu jouer AU STADE DE France !!!!!!!!!!!!!!!! Bordel je connaissais même pas ce que c’était le matos dans la coupelle tellement c’était top. Ces gros trucs noirs carrés avec une roue dessus. À un moment j’ai bien essayé de tourner la roue pour rigoler mais ça a rien fait !! De toute façon là non plus il y avait pas de câbles, vous savez moi la technologie… LOL

Numéro 3 : LE FLANGER !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!

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Mais purée carrément !!!!!!!!!! Je veux dire, la musique sans le flanger, c’est un peu comme mickey mouse sans sa truffe mdr ! Un peu de mal à faire passer une musique après une autre ? Une séquence dure plus de 8 temps ? Rien à faire derrière les platines ? Le flanger est là pour toi mon coco !! N’hésite surtout pas, le Flanger c’est ce qui fait que tout le monde va trop kiffer et que ta musique, ben elle va FRACASSER quoi !! Le piouuuuuh là, si j’étais pas eunuque j’te jure j’aurais de ces érections à chaque fois que je le met !!! Mdr.

Le conseil production de DG : Lol mais non c’est pas Dolce Gabbana !! Sinon si tu veux faire un remix de deux chansons qui vont pas du tout ensemble, c’est très simple encore : POUSSE LE FLANGER !!!!!!!!! Ce que je préfère, c’est caler le Flanger à 150 décibels sur chaque pistes et les jouer ensemble : max de sensations !

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Numéro 2 : UN CHANTEUR CONNU !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!

Lol mais comment trop quoi !! Un chanteur ça défonce et ça déchire, parce que s’il est assez bon il peut carrément cacher tout le reste de la chanson : comme ça, plus besoin de se fouler sur la production !!! Regardez mon dernier album : QUE-DES-STARS. Ca défonce pas ça un peu ??????????? En plus en live ils font tout à ta place !!!!! Et le mieux, c’est même de pas mettre leur nom quand ils sont pas assez connu, comme ça tu deviens trop connus et pas eux mdr. Au cas où, mettez quand même un peu de Flanger.

Numéro 1 : ATTENTION LÀ C’EST MÉGA IMPORTANT !!!!!!!!!!!!!!!!!!! LE NUMÉRO 111111111 !!!!!!!!!!!!!!!!!

DES – MÉGA – MUSCLES – DORSAUX.

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L’apparté anatomique de DG : Mais non c’est pas Dolce Gabbana encore mdr !!! Saviez vous que les bras d’un corps humain peuvent peser jusqu’à 20 kilos chacun !!!!!

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Mais vous vous imaginez vous, pouvoir lever vos deux bras pendant des heures et des heures non stop quand vous mixez sans des méga muscles dorsaux ??? L’horreur !! Pour être au top de ma forme et lever ces deux jambons haut dans le ciel pendant des sets de 15 heures, je soulève deux camions poubelles tous les jours !! C’est très difficile, mais vous savez il faut savoir souffrir pour rester le meilleur !

Oh nooooon c’est déjà terminé ! Mais quel dommage ! Moi qui commençait tout juste à trouver que ça fracasse et que ça défonce méga-grave !!!! En tout cas tout est là : le casque, la femme, le flanger, le chanteur et les muscles : rien, vous n’aurez besoin de rien d’autre pour devenir un aussi bon DJ que moi !!!!!!!!!!!

Mais attention pas trop quand même, je voudrais pas que vous me détrôniez MDR !!!

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Propos recueillis par Tresch

Une source d’inspiration inépuisable :

SteaKtonik

Tuesday, September 22nd, 2009

Steak : Music From The Original Motion Picture

Date de sortie : 18/06/2007
Tracklist :
1. SebastiAn – Arrival
2. Mr Oizo – Skatesteak
3. Sebastien Tellier & Mr Oizo – Chivers as a female
4. Mr Oizo – Chuck
5. SebastiAn – Letrablaise
6. Mr Oizo – Ringardos
7. Sebastien Tellier – Stadium
8. SebastiAn – Itea
9. Sebastien Tellier & Mr Oizo – Plug it
10. Mr Oizo – X Schmidt
11. Sebastien Tellier & Mr Oizo – Hashis vers
12. Mr Oizo – Blue wet shirt
13. SebastiAn – Victimo
14. Sebastien Tellier & Mr Oizo – Top 50
15. Sebastien Tellier – Exploites
16. Mr Oizo – C.H.I.V.E.R.S
17. Mr Oizo – Bonhomme
18. Sebastien Tellier & Mr Oizo – Toizelle
19. SebastiAn – Kinder
20. Mr Oizo – Bleue
21. Sebastien Tellier & Mr Oizo – Construction

Extrait : Mr Oizo – Blue Wet Shirt

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Un soir d’ennui profond, avec Tresch, en quête d’un passe-temps digne de ce nom, nous nous dirigeâmes vers une de ces machines glauques à louer les DVD la nuit. Oui, celle où le clavier pour taper son code de carte bleue colle encore, la faute au précédent usager (a)mateur de pornographie.
Non, on a pas loué un porno, et de toute façon, le DVD était rayé.

“Je pratique juste une fellation à ce monsieur”

Le film que l’on voulait tant voir, c’était Steak, de Quentin Dupieux, avec Eric et Ramzy. Quentin Dupieux, ce nom ne parle pas à grand monde, mais son pseudo un peu plus: c’est Mr. Oizo, le seul le vrai, le compositeur de Flat Beat.
Et c’est là le véritable intérêt du film. En dehors de l’humour absurde, plus ou moins bien joué, on note que ce film réalisé par Mr. Oizo met à l’affiche un certain Sébastien Tellier. La bande son est d’ailleurs son oeuvre et mérite une attention toute particulière…

Bahaaaaa Chivers!

Commençons par le film. Je vais faire assez court, ce n’est pas le but de ce blog. Ce film raconte l’histoire de Georges et Blaise (respectivement Ramzy et Eric). Georges, au début du film, pète un câble et assassine des camarades de classe à l’uzi. Arrive Blaise en BMX qui lui emprunte son uzi et fait mumuse avec, jusqu’à l’arrivée des flics qui arrêtent Blaise et pas Georges. Blaise fait 7 ans d’hôpital psychiatrique et arrive à sa sortie dans un monde où tout a changé.
Lorsqu’il est libéré, Georges vient le chercher, la gueule emmaillotée dans un bandage: il a en effet décidé de rejoindre un gang, les Chivers, qui exige de ses membres qu’ils se soient fait refaire le visage. De plus, Georges explique à Blaise le nouvel humour, l’initie à la nouvelle musique. Dans ce monde inconnu, Blaise se replie totalement sur lui-même, avant de rentrer dans les Chivers, et de connaître un certain succès parmi eux.

Bizarrement, les acteurs de ce film sont mauvais: Eric et Ramzy s’éclatent comme des gamins, ce qu’on attend d’eux, mais ça rend le film totalement décousu. Sébastien Tellier est hilarant, mais c’est définitivement pas un acteur. Certains passages sont énormes (Blaise devant son lavabo, toute la prestation de Tellier, le cricket…), d’autres sont beaucoup moins réussis (le début, la fin). Mais parlons de la musique.

Boum tchik bzzzuiiiiiziziiiiii hoiiiink blang

La « nouvelle musique » ponctue évidemment la bande-son du film, réalisée à la perfection par deux grands de la scène électro: Tellier et SebastiAn. On retrouve les voix féminines et le son mièvre du premier, qui se marie à la perfection avec les mix brutaux et répétitifs du second. Rappelons que la collaboration des deux Djs avec Oizo avait déjà fait ses preuves sur La ritournelle (de Sébastien Tellier) et ses nombreux remixes.
Le générique du film est énorme, les samples du film rappellent les meilleures scènes: plus encore qu’accompagner correctement le film, cette OST donne une autre dimension au spectacle, et s’avère plus intéressante que le film en lui-même.
Les morceaux se suivent et ne se ressemblent pas: ils sont calibrés pour une bande originale, il n’y a donc que très peu de paroles, les morceaux sont courts et vifs: avec Stadium on se sent en vacances à Hawaii, C.H.I.V.E.R.S. et Chuck nous évoquent les soirées entre potes, Blue Wet Shirt et Hachis vers sont les exemples mêmes de nouvelle musique… Même les moments les plus banals du film sont transcendés grâce à la musique d’ambiance, excellente sans être pour autant oppressante.

En plus de servir de bande-son de qualité, je suis certain que cet album annoncera un nouveau style de musique, une fois l’épopée de la soupe commerciale de Bob Guetta et David Wollf aura cessé de nous faire chier. L’époque des Chivers n’est pas si loin, et je donne un grand avenir à ce style de “nouvelle musique”. Même si ça paraît de prime abord inaudible, on s’habitue très bien aux changements de rythme brutaux et aux saccades, et on en vient assez vite à en redemander.

En guise de conclusion, on dira qu’on sent là que ce film est réalisé par un musicien, et un des tous meilleurs des années 00. Une bande-son électro, c’est déjà rare, mais elle est de plus merveilleusement servie, par d’excellents DJs.

BigFatGio.

Tralala, nous irons au bois, Ding Ding Dong, je joue au ping pong

Tuesday, April 14th, 2009



Dans la vie, il y a des hommes. Et il y a Günther.

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Tout semblait mal parti pourtant : né en Suède, il embrassa une carrière de top-modèle avec la langue avant de devenir propriétaire de discothèque. On raconte même qu’il eût aimé fut un jour des choses tout aussi extrêmes que les tubes de l’été ou le reggae. Tout le prédestinait donc à une grossière homosexualité faites à base de sodomie, de Poppers et de morceaux de caca sur la moustache.

Mais non. Günther, ce n’est pas ça. On raconte que cet Homme, et j’insiste sur la majuscule, fut en des temps immémoriaux taillé dans un bloc de testostérone pure par dieu lui même. Une fois le travail terminé, Günther se réveilla et constata avec plaisir sa stature de déité grecque. Quand il leva les yeux, il ne vit qu’un vieux barbu lui présentant son anus, l’implorant d’accepter son offrande. Mais il répondit non, car Günther, c’est pas un pédé, pas même avec dieu.

Günther, c’est l’homme avec la moustache si frétillante qu’il en rendrait les morpions suicidaires, l’homme qui quand il respire trop fort rend toutes les femmes enceintes, l’homme, qui est devenu une star incontestée du machisme et de la chanson érotique, avec un mulet.

Certains verrons à son oeuvre une référence à la pornographie des années 1970. Que nenni mes jeux fillots, ce que Günther nous offre, c’est du rêve. Lorsque, ses grosses lunettes bien en place sur son gros nez, il regarde la caméra et lui mime un bisou, c’est à nous jeune païens que le message s’adresse : « Je vous aime ». Et on t’aime nous aussi Günther. Beaucoup.

Hmmmm you touch my Tralala

La chanson en elle même est un modèle de musicalité. Parfaitement originale et maitrisée, elle allie avec une aisance incroyable des synthétiseurs vintages, de grosses beats et les murmures excités de toutes les espèces femelles présentes au moment de la composition dans un rayon de vingt kilomètres. Son écoute suffirait à elle seule à rendre n’importe quelle bonne sœur une nymphomane scatophile, n’importe quelle lesbienne féministe une soumise sado-masochiste extrême. On raconte même que Chuck Norris aurait flirté avec la bisexualité en l’écoutant, mais qu’il lui a quand même mis un Roundhouse Kick dans les couilles. Cependant, cela ne suffisait pas, non. Günther a besoin d’exprimer toute l’étendue de sa masculinité, et il a phallus qu’il en fasse un clip.

Qu’on soit bien d’accord, ça n’a pas été facile. Pouvoir gommer le gazoduc qui lui sert de sexe de l’image n’a pas du être une partie de plaisir. Éponger sans cesse les hectolitres de liquides vaginaux répandus sur le sol par toutes les danseuses présentes dans le studio fut une vraie galère. La scène du refrain, lorsque Günther dégage toutes les phéromones de ses poils suants en susurrant le plus guttural et sensuel « Ooooh you touch my tralala… Hmmm, my ding ding dong » a dû être retournée cent quatre vingt fois, le caméraman s’évanouissant à chaque fois en constatant la scène de ses propres yeux pendant que le directeur essayait désespérément de s’auto fellationner sur sa chaise. Quand on voit les danseuses faire la chorégraphie débile de « la tête sur le côté et glissade des épaules », on pourrait croire qu’elles tentent de reproduire un souvenir nostalgique des années disco, mais non. C’est Günther qui les guide, dirigeant son sexe d’un côté à l’autre de la salle.

Quand on lui demande pourquoi ses poils sont lisses, il répond parce que c’est la dernière chose à laquelle les femmes peuvent s’accrocher quand elles chevauchent son immense sexe. Günther peut faire éjaculer quelqu’un dans la rue juste en toussant. On raconte même qu’il est la raison pour laquelle Marie est tombée enceinte en restant vierge, même s’il ajoute dans un rictus qui rendrait un hippopotame hystérique « vierge ? Je ne me souviens plus connaître une seule femme qui le soit après m’avoir rencontré, sauf ma mère ».

Il est quand même un peu con ce Günther.

Tresch

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Le Clip, parce que je sais que vous en mourez d’envie bande de biatchs.

Et pour vous délecter un peu plus de la Günther experience, son album (bientôt un nouveau) :
Gunther & the Sunshine Girls & The Sunshine Girls Hmmm