Archive for the ‘Sélection Albums/EPs’ Category

Geeks de tous pays, identifiez-vous!

Friday, November 13th, 2009

Basshunter – LOL(^^)

Date de sortie Française : 05/05/08
Tracklist :
01. Now you’re gone
02. DotA
03. Boten Anna
04. I’m your Bass Creator
05. Russian Privjet
06. Professionnal Party People
07. GPS
08. Hello there
09. We are the Waccos
10. The Beat
11. Without Stars
12. Throw your hands up
13. Strand Tylösand
14. Between the Two of Us
15. Boten Anna (remix)
16. DotA (remix)
17. Jingle Bells
18. Beer in the Bar

Extrait : We are the Waccos

Audio clip: Adobe Flash Player (version 9 or above) is required to play this audio clip. Download the latest version here. You also need to have JavaScript enabled in your browser.

BigFatGio: Non je pense déjà bien emphasizer le coté « c’est pas un vrai geek » : il a une vie sexuelle, il est connu et il traduit ses morceaux en anglais pour faire mainstream.
Tresch: Y a rien de vraiment nouveau là. Par contre, tu peux dire que dans le clip de la version anglaise il a un casque trop moche et qu’on dirait qu’il fait une crise d’épilepsie derrière des platines pas allumées alors que le clip de la version originale défonce!

BigFatGio: Ouais, mais qu’est-ce qu’il branle sur un hovercraft/bateau de feinte, dans le clip original ??
Tresch: Héhé c’est ça qui gère

Voilà l’idée originale de la critique d’album qui vient: une conversation sur MSN. Vous noterez que, contrairement à l’idée répandue, il n’y a pas de « lol » dans cette discussion. Pour rectifier ça, l’album que je m’apprête à critiquer s’appelle tout simplement « LOL (^^) ». Pour les ignorants et les vieux, ça veut « mort de rire (je rigole) ». On s’attend donc à une profondeur sans pareille dans le propos.

Cet album, qui ne prête pas pourtant tellement à rire, c’est le premier album de Basshunter, le fameux DJ suédois auteur de tubes intergénérationnels comme « DotA » et « Boten Anna ». Vous, qui lisez chaque article de Flat Bite, qui avez les goûts qu’il faut, vous vous souvenez évidemment de ces tubes, vous les connaissez même par coeur.
D’aucuns diraient que DotA serait copié sur un certain « Daddy DJ ». « DotA » ne plagie pas, il transcende. Pour une fois, les geeks semblaient avoir pris un peu le contrôle des maisons de disques. Plus besoin d’Hadopi, de licence, de iTunes, ça y est la révolution est en marche. En plus, ses paroles étaient au départ étonnamment originales. Le DJ y dépeignait les habitudes d’une jeunesse qui passe son temps devant le PC, qui ne voit pas la lumière du jour, et qui survit grâce au McDonald’s Delivery…

Bon, je sais ce que vous vous dites, il pourrait quand même parler de l’album. Ben non. Chacun sait que ce que fait Basshunter est merdique, surtout la version traduite en anglais, à base de chansons d’amour mièvres, sur lesquelles on a rajouté du gros boumboum dégueulasse. Sans parler des crises d’épilepsie devant des platines éteintes.

« We never see the daylight »

Et dire qu’au départ il m’inspirait une certaine sympathie, avec sa tronche de raie et ses chansons de geek, ses clips tournés dans la chaleur moite et obscure d’une LANparty. C’est vrai, OK, depuis le départ, sa geeketé paraissait douteuse, mais il aurait pu garder le créneau, ou même faire autre chose, et laisser Anna le bot tranquille. Au lieu de ça, il a gardé les mêmes chansons pour en faire “Now you’re gone” ou bien “All I ever wanted”, et il est parti dans les méandres de la dance de merde. Concurrencer David Guetta, c’est peut-être là tout ce qu’il a jamais voulu faire.

BigFatGio.

PS: Pour les plus pervers d’entre vous, vous aurez noté que la référence à la vie sexuelle de Basshunter n’a pas donné suite. Ceci est voulu. C’est pour que s’assurer que Flat Bite reste le blog musical non pornographique. Pour plus d’informations, cherchez “basshunter nude” sur Google, en désactivant le filtre, par exemple.

Ou bien, si vous aimez, téléchargez:
Basshunter Basshunter - LOL (^^)

Unrelated to Albert

Sunday, October 18th, 2009

Rammstein – Liebe ist für alle da

Date de sortie Française : 16/10/09
Tracklist :
1 – Rammlied
2 – Ich tu dir Weh
3 – Waidmanns Heil
4 – Haifisch
5 – B********
6 – Frühling in Paris
7 – Wiener Blut
8 – Pussy
9 – Liebe ist für alle da
10 – Mehr
11 – Roter Sand

Extrait : Mehr

Audio clip: Adobe Flash Player (version 9 or above) is required to play this audio clip. Download the latest version here. You also need to have JavaScript enabled in your browser.

J’usais encore mes pantalons sur les bancs du collège lorsque mon meilleur ami me tend un CD, la musique est équivoque, provocante, on accroche vite à ce métal imprégné de sons électroniques… Le CD, c’est « Mutter », le dernier album de Rammstein.
Depuis, de l’eau a coulé sous les ponts, j’ai mûri, trouvé les albums « Reise Reise » et « Rosenrot » tout bonnement mauvais, surtout comparés aux albums précédents du même groupe. Quand arrive alors « Liebe Ist Für Alle Da », je ne fonde pas tellement d’espoirs dessus.

Oh nooooon rioen do riaha, oh noojjo ne regreut rion

J’ai bien fait. Même si l’album est considérablement meilleur que les deux merdes précitées, alterne chansons bourrines et douces, morceaux vraiment électro et plus classiques, on n’y retrouve pas la magie des premiers CDs. L’album se lance sur « Rammlied », un morceau assez bruyant à la musique prenante puis continue sur des morceaux plus lents, plus monotones, la palme revenant à « Frühling in Paris », une des pires chansons du groupe. L’album alors va et vient, entre phases lentes et rapides.

Il faut dire que cet album a été repoussé bien longtemps: il y a un an, le groupe avait bouclé un album, avant de tout annuler en estimant qu’ils devaient se reconcentrer, recommencer pour faire quelque chose de plus fidèle à leur style. Je ne sais pas quoi en penser, certaines chansons étant dignes de leurs débuts, d’autres scandaleusement chiantes.

Wir sind zurück, schalte ein!

On pourrait se dire que les Rammstein ont vieilli, se sont calmés (le chanteur a tout de même 46 ans…), mais en fait non, ils continuent à remuer un peu, et surtout à provoquer pas mal. Pour preuve, le clip de « Pussy », une chanson à l’intérêt tout limité par la nullité de ses paroles, a défrayé la chronique, et permis pour la première fois au groupe d’atteindre la place de n°1 du hit-parade allemand.
Le clip a d’abord été visible sur un site porno, www.visit-x.net, avant qu’une version censurée ne tourne sur Youtube. Attention, âmes sensibles et puritaines s’abstenir.

Oui, c’est sûr que c’est de la provoc’ facile, qui n’apporte rien, mais au moins on me dira pas que c’est des nazis. Ca changera un peu, tiens. Quoiqu’une chanson contient le terme « Heil » dans son titre, je serais vous je trouverais ça louche.

Ich brauche ganz viel

Après deux albums comme « Reise Reise » et « Rosenrot », ils pouvaient pas faire pire, et « Liebe Ist Für Alle Da » est forcément meilleur. Il serait presque bon, même, à deux-trois bouses près, à savoir « Fruhling in Paris » et « Roter Sand » mais si on les enlève, on n’obtient plus qu’un album trop court, et qui manque d’une chanson énorme, comme le fut « Du hast » en son temps.

Peut-être est-ce ma faute, mais je ne m’imagine pas Rammstein faisant autre chose que ce pour quoi je les aimé la première fois: du bourrin en allemand. Dès que le ton se calme et que Till (le chanteur) se prend pour un ténor-basse, ou qu’il chante en espagnol, bizarrement, j’accroche pas… Du coup, j’ai du mal à encaisser le virage évident que les six membres veulent faire prendre au groupe. Ils auraient sorti cet album avant « Reise Reise », ça m’aurait peut-être moins choqué.

J’en reste néanmoins impatient d’assister à leur tournée, pour laquelle j’ai achetée ma place, comme tout bon fan. Parce que, moi, je l’ai achetée avant que ce soit complet.

BigFatGio

Pour le Amazon et iTunes, c’est par là :
Rammstein - Liebe ist für alle da Rammstein - Liebe Ist Für Alle Da

Le genre que je kiffe bien mais que je m’en veux : la techno de Jacky.

Thursday, October 8th, 2009

Muret, Haute-Garonne, parking de Auchan. Dimanche, 14h pétantes. Jacky fait résonner les caissons de basses de sa 206 S16 aux couleurs du Gers Tuning Club, les vitres en tremblent, la batterie en chie. Depuis 4 mois, il a rangé sa compil’ 7400% Makina pour mettre de la musique qui fasse moins bouseux: de la bonne techno.

Baby I’m the coolest guy in the crowd

Jacky aime la techno, celle qui passe en boîte, le bon son, marqué de beats bien lourds et bien répétitifs, sur lesquels une chanteuse quelconque nous gratifie de la pureté de sa voix angélique, le tout au sein du remix de DJ Toboz (star de la scène locale).
D’ailleurs, sa 206, en plus de son moteur 2L 138ch, en plus de son pare-chocs en plastique violet massif, est équipée d’un système de bafles 750W RMS et de subwoofers de ouf, qui lui ont coûté un mois complet de son salaire de manut’ à la base Intermarché.
Ne croyez pas pour autant que Jacky soit idiot: par exemple, il comprend très bien les paroles en anglais de ses chansons préférées, et vous pourriez même, si vous apprenez mieux à le connaître, l’entendre chantonner par dessus Groove Coverage. Et ce, sans jamais avoir étudié l’anglais…

C’est tout ce que j’veux, j’ai envie de panmangeux

Son péché mignon, c’est les chanteuses avec l’accent anglais, c’est d’ailleurs sur le dernier Hakimakli qu’il a remporté le dernier concours de boumboum de son département, avec un « Dilly Dally » à 176 dB.
A côté de ça, il aime évidemment les grands DJ internationaux, comme David Guetta ou Laurent Wolf. Mais il préfère Cascada, elle est quand même super bonne. Sa playlist, celle qu’il aime à faire ronronner dans ses enceintes, à 120dB en centre ville de Samatan, se compose de Basshunter, Global Deejays, mais aussi Akcent et Alex C.
Alex C., c’est l’auteur de « Du hast den schönsten Arsch der Welt », « Tu as le plus beau cul du monde » en allemand: il a fait une recherche Google pour être sûr. Il passe ça en été, quand les touristes envahissent le sud de la France…

Whooo! Let’s go! Make it hot! Come on!

Ce Jacky, je sais qu’il existe, je ne le connais pas vraiment, mais je l’aime bien. Plus que sa passion du tuning, j’aime bien sa musique: de temps en temps, je n’ai rien contre un petit Lady Gaga ou un Chasis. On peut pas toujours écouter de la bonne musique, et il arrive toujours un moment où on sature de Daft Punk, de Justice ou de bon son.
A ce moment précis, comme un arrêt aux stands, on pousse les enceintes, on lance la compil qui tue, on se prend pour Ali G dans sa R5, et plus vite qu’il ne faut pour le dire, la playlist est finie. On peut alors recommencer à mener une vie normale.

We can go to a paradise of love and joy at Destination Unknown

Là, je sais ce qui vous arrive: tous convaincus de l’utilité de la musique de Jacky pour adoucir les moeurs et mettre en abyme la qualité des vrais bons groupes, vous n’avez qu’un désir, connaître LA playlist de Jacky qui serait FlatBite-approved.
Je vous préviens, cette playlist est un pur chef-d’oeuvre. Elle n’a permis à aucun DJ un peu pointu ou original de taper l’incruste; normalement, vous connaissez tous les noms.
Cette playlist est à la musique ce que Vin Diesel est au cinéma: en un mot, posez le cerveau.

Et voilà cette tracklist magique:

M Beat feat. General Levy: Incredible
Groove Coverage: Summer Rain
Lady Gaga: Poker Face
Cascada: Because the night
Ocean Drive feat. DJ Oriska: Some people (Ton désir)
Hakimakli feat. Jamie Shepherd: Dilly Dally
Global Deejays: The sound of San Francisco
Alex C. feat. Y-Ass: Du hast den schönsten Arsch der Welt
Akcent: Kylie
Basshunter: All I ever wanted
Bob Sinclar: Rock this party
Alex Gaudino: Destination Calabria
Scooter: Maria (I like it loud)
Benassi Bros: Satisfaction

Vous pouvez évidemment, parce que chez Flat Bite on fait pas les choses à moitié, retrouver cette playlist sur YouTube:

Je vous laisse savourer…

BigFatGio

Unrelated to Brad

Friday, October 2nd, 2009

Passion Pit – Manners

Date de sortie : 18/05/2009
Tracklist :
01. Make Light
02. Little Secrets
03. Moth’s Wings
04. The Reeling
05. Eyes As Candles
06. Swimming In The Flood
07. Folds In Your Hands
08.To Kingdom Come
09. Sleepyhead
10. Let Your Love Grow Tall
11. Seaweed Song

Extrait : Little Secrets

Audio clip: Adobe Flash Player (version 9 or above) is required to play this audio clip. Download the latest version here. You also need to have JavaScript enabled in your browser.

Je crois qu’on ne se rend pas bien compte de la responsabilité qui est incombée à l’auteur de blog lambda, l’auteur comme le blog. Imaginez donc, un jour un mec trouve un truc cool sur le net, se dit « ah ouais mais ça déchire en fait », puis remarque que ça a pas l’air d’être très connu, et paf il poste dessus. Un article entier. Et là, bam, trois mois plus tard le truc cool devient Coldplay. Ou U2. Ou Madonna. Imaginez un peu. Non content de vivre dans une opulente luxure, de goûter au stupre comme aux paradis artificiels, v’la t-y pas que notre petit auteur de blog devient célèbre. Et tout le monde l’attend au tournant. Et il a peur. Sa vie est foutue.

Néanmoins, parce que c’est vous et parce que je ne recule devant rien, surtout lorsque je peux sentir une protubérance me caresser langoureusement le bas des reins, je suis prêt à marcher le risque, et fort même : ce que je vous présente aujourd’hui, c’est cool, c’est fresh, c’est bien, et même que si c’est pas connu et que si ça devient pas connu plus tard ben en tout cas ça gagnerait au taquet à l’être. Avec une phrase comme ça, Proust aurait sûrement déclaré un truc genre « Tresch m’as tuer ».

Passion Pit. Encore des ricains, ça faisait longtemps. Mais attention, l’autre type d’américains : pas les « yo ma bitchies where you at », ici on flirte dangereusement avec le côté psycho-psychédélique de la nouvelle vague Indie-Electronique. Déjà, quand j’ai vu qu’ils avaient pu faire les premières parties d’un mec comme Girl Talk, j’ai su que ça allait être bon. Et le pire, c’est qu’ils ne se sont formés qu’il y a deux ans.

Pour faire court et concis et sir, j’oserais affirmer que Passion Pit c’est un peu MGMT, la naïveté en plus et surtout une bonne lourdeur en moins. Là où le sponsor officieux de l’UMP a une très forte marque personnelle dans sa musique, électronique, planante, et surtout très présente, on se retrouve ici face à un courant d’air pop où les chaudes mélodies synthétiques nous rappellent le meilleur des Junior Senior et où les envolées lyriques du chanteur ténor nous propulsent haut, et loin. Sur ce Manners, sur ces quarante-six si courtes minutes, rien n’est à jeter, bien au contraire.

C’est sur une note tout à fait enfantine que débute l’album avec Make Light. Le rythme entrainant pourrait être celui d’une comptine sympathique et les montées en puissance sont délicieusement nostalgiques. L’ensemble est léger et coloré, bien au contraire de la pochette, sombre et massive. Vient Little Secrets qui est vraiment LA grosse découverte qui tue grave, grave, grave de Manners. C’est funky, ça bouge, ça te mets un big smile comme pas possible comme ça te renvoie dans la cours de récré où l’insouciance et la joie règnent. Ouais, j’suis comme une vieille devant un chaton malade pour cette chanson. Moth’s Wing sonne comme une confession intimiste et comme un ciel d’été en fin de journée. The Reeling c’est une aprèm passée à jouer au foot, Eyes As Candles une ronde autour d’un feu de camp, que du bonheur. En ce sens Swimming In The Flood fait une rupture, plus mélancolique, comme un doute, comme quelqu’un perdu dans ses pensées. Ce n’est que pour être mieux suivie de Folds In your Hand qui a tout d’une immense explosion de joie, la conséquente folle adrénaline qui va avec. To Kingdom Come sonne plus classiquement comme de la pop, mais le fait d’une manière très efficace ; Sleepyhead, l’ovni de l’album arrive juste après. Toujours dans le même thème, c’est un présentoir des performances de la voix du chanteur de Passion Pit : c’est aigu sans être entêtant, pas ma préférée de l’album certes mais superbe quand même. Let Your Love Grow Tall met la tête dans les étoiles comme jamais avant d’amener Seaweed Song, fermant le livre magnifique qu’ont écrit Passion Pit avec Manners.

Ce qu’on en retiendra surtout, c’est l’efficacité avec laquelle le groupe arrive à implanter de superbes orgasmes musicaux, comme je me plais à les appeler, dans chacune des chansons tout en construisant quelque chose de différent et de très efficace autour. Le mot de la fin sera : c’est bien, c’est beau, c’est Passion Pit.

PS : Ils passent à Toulouse bientôt. –insérer fap noise ici-

Tresch

Pour le Myspace, Amazon et iTunes, c’est par là :
Passion Pit - Manners Passion Pit - Manners Passion Pit

SteaKtonik

Tuesday, September 22nd, 2009

Steak : Music From The Original Motion Picture

Date de sortie : 18/06/2007
Tracklist :
1. SebastiAn – Arrival
2. Mr Oizo – Skatesteak
3. Sebastien Tellier & Mr Oizo – Chivers as a female
4. Mr Oizo – Chuck
5. SebastiAn – Letrablaise
6. Mr Oizo – Ringardos
7. Sebastien Tellier – Stadium
8. SebastiAn – Itea
9. Sebastien Tellier & Mr Oizo – Plug it
10. Mr Oizo – X Schmidt
11. Sebastien Tellier & Mr Oizo – Hashis vers
12. Mr Oizo – Blue wet shirt
13. SebastiAn – Victimo
14. Sebastien Tellier & Mr Oizo – Top 50
15. Sebastien Tellier – Exploites
16. Mr Oizo – C.H.I.V.E.R.S
17. Mr Oizo – Bonhomme
18. Sebastien Tellier & Mr Oizo – Toizelle
19. SebastiAn – Kinder
20. Mr Oizo – Bleue
21. Sebastien Tellier & Mr Oizo – Construction

Extrait : Mr Oizo – Blue Wet Shirt

Audio clip: Adobe Flash Player (version 9 or above) is required to play this audio clip. Download the latest version here. You also need to have JavaScript enabled in your browser.

Un soir d’ennui profond, avec Tresch, en quête d’un passe-temps digne de ce nom, nous nous dirigeâmes vers une de ces machines glauques à louer les DVD la nuit. Oui, celle où le clavier pour taper son code de carte bleue colle encore, la faute au précédent usager (a)mateur de pornographie.
Non, on a pas loué un porno, et de toute façon, le DVD était rayé.

“Je pratique juste une fellation à ce monsieur”

Le film que l’on voulait tant voir, c’était Steak, de Quentin Dupieux, avec Eric et Ramzy. Quentin Dupieux, ce nom ne parle pas à grand monde, mais son pseudo un peu plus: c’est Mr. Oizo, le seul le vrai, le compositeur de Flat Beat.
Et c’est là le véritable intérêt du film. En dehors de l’humour absurde, plus ou moins bien joué, on note que ce film réalisé par Mr. Oizo met à l’affiche un certain Sébastien Tellier. La bande son est d’ailleurs son oeuvre et mérite une attention toute particulière…

Bahaaaaa Chivers!

Commençons par le film. Je vais faire assez court, ce n’est pas le but de ce blog. Ce film raconte l’histoire de Georges et Blaise (respectivement Ramzy et Eric). Georges, au début du film, pète un câble et assassine des camarades de classe à l’uzi. Arrive Blaise en BMX qui lui emprunte son uzi et fait mumuse avec, jusqu’à l’arrivée des flics qui arrêtent Blaise et pas Georges. Blaise fait 7 ans d’hôpital psychiatrique et arrive à sa sortie dans un monde où tout a changé.
Lorsqu’il est libéré, Georges vient le chercher, la gueule emmaillotée dans un bandage: il a en effet décidé de rejoindre un gang, les Chivers, qui exige de ses membres qu’ils se soient fait refaire le visage. De plus, Georges explique à Blaise le nouvel humour, l’initie à la nouvelle musique. Dans ce monde inconnu, Blaise se replie totalement sur lui-même, avant de rentrer dans les Chivers, et de connaître un certain succès parmi eux.

Bizarrement, les acteurs de ce film sont mauvais: Eric et Ramzy s’éclatent comme des gamins, ce qu’on attend d’eux, mais ça rend le film totalement décousu. Sébastien Tellier est hilarant, mais c’est définitivement pas un acteur. Certains passages sont énormes (Blaise devant son lavabo, toute la prestation de Tellier, le cricket…), d’autres sont beaucoup moins réussis (le début, la fin). Mais parlons de la musique.

Boum tchik bzzzuiiiiiziziiiiii hoiiiink blang

La « nouvelle musique » ponctue évidemment la bande-son du film, réalisée à la perfection par deux grands de la scène électro: Tellier et SebastiAn. On retrouve les voix féminines et le son mièvre du premier, qui se marie à la perfection avec les mix brutaux et répétitifs du second. Rappelons que la collaboration des deux Djs avec Oizo avait déjà fait ses preuves sur La ritournelle (de Sébastien Tellier) et ses nombreux remixes.
Le générique du film est énorme, les samples du film rappellent les meilleures scènes: plus encore qu’accompagner correctement le film, cette OST donne une autre dimension au spectacle, et s’avère plus intéressante que le film en lui-même.
Les morceaux se suivent et ne se ressemblent pas: ils sont calibrés pour une bande originale, il n’y a donc que très peu de paroles, les morceaux sont courts et vifs: avec Stadium on se sent en vacances à Hawaii, C.H.I.V.E.R.S. et Chuck nous évoquent les soirées entre potes, Blue Wet Shirt et Hachis vers sont les exemples mêmes de nouvelle musique… Même les moments les plus banals du film sont transcendés grâce à la musique d’ambiance, excellente sans être pour autant oppressante.

En plus de servir de bande-son de qualité, je suis certain que cet album annoncera un nouveau style de musique, une fois l’épopée de la soupe commerciale de Bob Guetta et David Wollf aura cessé de nous faire chier. L’époque des Chivers n’est pas si loin, et je donne un grand avenir à ce style de “nouvelle musique”. Même si ça paraît de prime abord inaudible, on s’habitue très bien aux changements de rythme brutaux et aux saccades, et on en vient assez vite à en redemander.

En guise de conclusion, on dira qu’on sent là que ce film est réalisé par un musicien, et un des tous meilleurs des années 00. Une bande-son électro, c’est déjà rare, mais elle est de plus merveilleusement servie, par d’excellents DJs.

BigFatGio.

JohAn SebastiAn BAch

Friday, August 14th, 2009

SebastiAn – A Fine Selection Of Remixes

Date de sortie : 22/09/2008
Tracklist :
01. Intro
02. Revl9n – Walking Machines
03. Daft Punk – Human After All
04. Mylo – Paris 400
05. Editors – Camera
06. The Rakes – We Dance Together
07. Kelis – Bossy
08. Kavinsky – Testarossa Autodrive
09. Benjamin Theves – Texas
10. Das Pop – Fool For Love
11. Bloc Party – Still Remember
12. Sebastien Tellier – Sexual Sportswear
13. Klaxons – Golden Skans
14. Annie – Happy With You
15. Nadiya – Tous Ces Mots

Extrait : Revl9n – Walking Machines

Audio clip: Adobe Flash Player (version 9 or above) is required to play this audio clip. Download the latest version here. You also need to have JavaScript enabled in your browser.

On raconte qu’un jour le diable, fatigué et vieillissant, se mit à chercher un remplaçant. Ainsi fit-il une liste des personnes les plus diaboliques de l’existence, et c’est tout naturellement qu’il en vint à rencontrer SebastiAn, alors pas plus âgé qu’un adolescent. SebastiAn comprit tout de suite la reconnaissance et l’honneur qui étaient faits à sa puissance et sa violence, et exprima sa gratitude d’un simple rictus. Sans lever les yeux, et jetant sa cigarette au sol, on dit qu’il aurait laissé s’échapper un soupir, puis un rire, et agrippant alors le diable par ses parties génitales, il transcenda la bête cornue d’un regard tellement effrayant que ce dernier n’aurait pu s’empêcher de laisser s’échapper une large quantité de matière fécale par le biais de son anus. Car SebastiAn c’est l’homme qui, étant enfant, jouait de la musique en faisant imploser des oisillons en rythme par sa force mentale tout en se servant des côtes fraichement écartelées d’une cage thoracique d’ours comme xylophone. Sa musique possèderait une telle puissance que l’on raconte que l’écouter trop fort rendrait stérile, qu’elle serait utilisée pour détartrer des chiottes publiques et que la mettre en sonnerie de portable suffirait à décoller des pans de Placo de deux mètres dans n’importe quel bâtiments. Ouais, SebastiAn, il rigole pas.

La musique de SebastiAn, c’est un peu le Death Metal de l’Électro, dans l’ambiance tout du moins. Classifié comme ayant un style « futuriste », il crée dans ses tracks une atmosphère extrêmement sombre et mécanique, que l’on retrouve jusque dans les titres de ses singles (Motor par exemple). Depuis son premier EP H.A.L. en 2005 (H.A.L. étant le nom de l’ordinateur devenu fou dans le Kubrick 2001, l’Odyssée de l’Espace), SebastiAn n’en finit plus à chaque release et remixes d’enchaîner des groove extrêmement puissants associés à des sonorités résolument dark.

A la base DJ pour un groupe de Rap avec son frère, SebastiAn emprunte beaucoup à ce style pour nous sortir des HeadBangers qui ont et vont encore, je l’espère, dénuquer des générations entières d’amateurs d’Électro. Très corrosif et agressif, on retrouve tout le style du DJ français dans sa compilation A Fine Selection of Remixes. Comprenant des remixes de 2005 à 2008, il y applique une recette très efficace et un tantinet violente. Se servant entre autre beaucoup des respirations, d’habitudes anodines dans les chansons, il crée cette ambiance d’église au milieu d’un cimetière sous un ciel couvert avec une facilité déconcertante. Le beat est en tout cas très entrainant grâce à un son cassé et grinçant mais gardant tout de même une étonnante fluidité. De Bossy aux Klaxons en passant par Daft Punk, le style est très reconnaissable et partage : on adore ou on déteste. Du presque downtempo/rap du remix de Golden Skans au Testarossa Autodrive démentiel, je ne regrette en rien l’achat de tout ces party killer, même si ma plus grande déception peut être marquée par l’absence du remix dantesque de Rage Against The Machine – Killing In The Name Of.

Mais assez parlé du LP, parlons maintenant d’un nouvel aspect très intriguant et intéressant de l’artiste : ses (enfin sa, pour le moment) performance en Live !!

Car votre serviteur était bien évidemment présent au premier Live du sieur SebastiAn, certes sous l’emprise d’une grande quantité d’hydromels étranges et d’herbes maléfiques, mais présent et excité comme jamais. La scène est la Main Room du festival Sonar à Barcelone (accueillant au bas mot 20,000 personnes à elle seule), et l’on pouvait, quelques secondes avant le début, déjà entendre un son entêtant qui rendait fou la salle entière. Alors que sur les écrans on devinait sa silhouette vêtue de noir et se dirigeant lentement vers la scène, un visage bien reconnaissable se dessine en arrière plan : Ross Ross Ross allait être de la partie ce soir. À son arrivée, le public est en folie, et sans perdre de temps ni dérider son visage, allumant une cigarette, SebastiAn se perche en haut de son trône avant de lever un bras vers le ciel, terrassant la foule de son regard sombre et ténébreux. Une première taffe, et c’est un remix de Motor juste dingue qui s’abat sur nous.

Et pendant une heure, c’est un déluge de tracks dont il a le secret qui nous tombe dessus : de Ross Ross Ross à Testarossa (SebastiAn Remix), du remix de Paris Four Hundred à Momy, SebastiAn délivre un Live surpuissant, pas techniquement parfait certes (certains passages auraient mérités d’être un poil plus dynamiques) mais suffisant pour retourner carrément tout le public. Les lights suivent et répondent bien au son, à base d’écran géant, strobos et d’une pléthore de projos.

Comme si la musique ne suffisait pas, et j’ai la chance d’avoir été au premier rang à ce moment là pour pouvoir vous le raconter, Pedro Winter en personne est venu et s’est mis à balancer dans la foule de drôle de masques blancs très reconnaissables : oui, c’est bien le visage de Ross Ross Ross. Avec un trou pour la clope : que demande le peuple ? Très furtivement, SebastiAn enfile lui même son masque et c’est l’hystérie la plus totale au premier rang : les pogos sur un édit perso de Walkman surpassent sans problème le moindre concert de Ska et les gens sont en folie sous ce déluge visuel et sonore.

Pour conclure cet acte exceptionnel, Sebastian nous cale un petit Cheap & Cheerful des Kills et met tout le monde d’accord : descendu de son trône, il est ovationné comme il se doit. Il jette alors son masque dans la foule, se prend une banane sur la gueule et retourne aussitôt l’attention. Certes on pourra reprocher quelques transitions un peu rapides et un petit manque technique, mais le Mal était fait, l’expérience plutôt bien déroulée, il ne reste donc plus qu’à attendre la prochaine fois.

Tresch

Pour Beatport, le Myspace, Amazon et iTunes, c’est par là :
Sebastian SebastiAn - A Fine Selection Of Remixes SebastiAn - A Fine Selection Of Remixes Girl Talk

Girl Talk, et la caravane passe

Tuesday, August 4th, 2009

Girl Talk – Feed The Animals

Date de sortie : 2008
Tracklist :
01. Play Your Part (Pt. 1)
02. Shut The Club Down
03. Still Here
04. What It’s All About
05. Set It Off
06. No Pause
07. Like This
08. Give Me A Beat
09. Hands In The Air
10. In Step
11. Let Me See You
12. Here’s The Thing
13. Don’t Stop
14. Play Your Part (Pt. 2)

Extrait : Here’s The Thing

Audio clip: Adobe Flash Player (version 9 or above) is required to play this audio clip. Download the latest version here. You also need to have JavaScript enabled in your browser.

Il y a des choses dans la vie qui sont tellement inattendues qu’elles peuvent entrainer des conséquences parfois… surprenantes. J’étais donc là, à tapoter tranquillement son mon ordi, quand par un clic hasardeux et une curiosité lancinante un air est parvenu à mes oreilles. Sans attendre, cet air s’est transformé en un gigantesque phallus de baleine et s’est mis à me violer la tête sans avertissement aucun, des tympans au cerveau. Comment diable aurais-je pu m’attendre à une chose pareille ? Alors que du sang commençait à couler de tous mes orifices, je me suis levé comme un seul homme, égorgeant au passage la fille qui s’affairait alors à me régaler bucalement (elle commence enfin à supporter son œsophage artificiel) et me suis mis à danser comme s’il n’y avait pas de lendemain. Mes parents arrivent alors et défoncent la porte, hurlant « MAIS C’EST QUOI CE TRUC ÉNORME ? », et s’évanouissent devant tant de grandiose. Le maire de la ville, qui passait en bas de chez moi, monte par la gouttière et défonce ma vitre en hurlant des râles gutturaux avant que ses yeux ne se révulsent et qu’il ne tombe sur ma voiture, la faisant exploser elle ainsi que la centrale nucléaire située de l’autre côté de la rue. Alors que des milliers de personnes venaient certainement de mourir ou d’être contaminées à vie par des doses monstrueuses de radiations nucléaires, je restais sur la table basse du salon, les bras en l’air comme saluant enfin un seigneur digne de ce nom, des larmes coulant le long de mes joues.

Car oui, Girl Talk, c’est au moins ça.

Girl Talk, c’est un ricain de 27 ans qui un jour s’est dit « tiens, si j’arrêtais d’être chimiste pour faire de la musique de taré ? », et grand bien lui en a pris. Car ce que fait Girl Talk, ça tue. Très unique tout en restant très grand public, une façon efficace de décrire sa musique serait grâce à une image : imaginez un crocodile qui mangerait des tubes de peintures et ferait caca des arc-en-ciel somptueux. Ben c’est un peu ça aussi, Girl Talk.

Ce que Gregg Michael Gillis de son vrai nom fait, c’est prendre tout les tubes de tout les différents genres imaginables des quarante dernières années, de mélanger tout ça avec une grosse dose de rythme et de vocaux rap, et bam, vous avez son dernier album, Feed The Animals. Décrit comme étant une véritable usine à procès, cet album (téléchargeable au prix que vous le souhaitez, c’est à dire de gratuit à tout ce que vous possédez) propose 14 tracks pour un mix de 53 minutes absolument génial.

Quelque chose dont il faut bien se rendre compte : rien, et je dis bien rien, n’a été créé ou composé par Girl Talk dans cet album. Ce qu’il a fait par contre, et avec un brio et un génie terrible, c’est reprendre par exemple une ligne de basse ici, un beat là, un synthé là et un vocal du tonnerre pour les assembler et donner le résultat qu’on connaît. À titre d’exemple, la première track du CD, Play Your Part (Pt. 1), contient des samples d’au bas mot 30 différentes chansons, de Rage Against The Machine à Jay-Z en passant par TTC (et on cherche encore), le tout condensé dans 4 minutes 43.

La manière dont les tracks sont construites est très vite reconnaissable : des séquences relativement courtes (16 à 32 beats max) qui s’enchaînent souvent abruptement mais sans jamais sonner faux, faisant place à des orgasmes auditifs à répétition amenés par les mélanges d’instrus et de vocaux. Certains moments sont tellement puissants qu’il m’est réellement difficile de les écouter sans éjaculer abondamment. Tout au long de l’album, qui était au départ une seule pièce musicale ensuite découpée en plusieurs chansons, le tempo augmente jusqu’à un final absolument dantesque avec les Red Hot’ couplés à Lil’Wayne, appuyés par un AC/DC complètement fou. Des frissons à chaque fois, obligé.

Ce que l’on a donc ici, c’est un mélange juste détonnant de nostalgie, grâce d’abord à tous les vieux tubes qu’on retrouve avec étonnement et grand plaisir, de joie grâce à une construction extrêmement dynamique, rythmée et carrément happy, et de pêche, parce que ce CD c’est un peu une soirée d’été entre potes qui ne se termine jamais.

J’avoue avoir un grand mal à dire du mal de Girl Talk, je vais donc continuer à l’encenser. Jetez donc un œil à cette vidéo :

Oui, Girl Talk en live, c’est un ordi attaché en bandoulière, et un mec complètement déchainé qui passe la moitié du live dans la foule et le reste entouré par tous ceux qui veulent bien faire de cette fête un moment inoubliable. Je veux dire, non seulement il offre la possibilité de télécharger sa musique gratuitement, en plus de ça il quitte son job pour s’y consacrer, et encore il se montre proche de son public comme jamais ?

Décidément, rien à faire, mais Girl Talk, je t’aime.

Tresch

Pour télécharger (et faites le !!!!!!! et payez si vous aimez !!!!) l’album, découvrir le myspace et même les albums qu’il a fait avant, c’est par là :
Girl Talk Girl Talk

La Roux, so ?

Tuesday, July 28th, 2009



La Roux – La Roux

Date de sortie Française : 07/07/09

Tracklist :
1. In for the kill
2. Tigerlily
3. Quicksand
4. Bulletproof
5. Colourless colour
6. I’m not your toy
7. Cover my eyes
8. As if by magic
9. Fascination
10. Reflections are protections
11. Armour love
12. Growing Pains (UK Bonus Track)

Extrait : In for the kill

Audio clip: Adobe Flash Player (version 9 or above) is required to play this audio clip. Download the latest version here. You also need to have JavaScript enabled in your browser.

Comme toute personne cultivée et au courant de l’actualité, je lis Tecknikart tous les mois. Les deux derniers numéros mentionnent cette jeune chanteuse de 20 ans, La Roux. Déjà, ils semblent plutôt en dire du bien, parlant d’une synth-pop à la Eurythmics… Oulà, une référence à un groupe périmé pour nous dire que c’est bien… ça part mal.

Wooouuuuuuuuuuuhouuuuuuuuuuohhouohouuuuuuuuuuuuu

Bon, ben je clique sur « play » en espérant découvrir une pépite. Bon ben c’est raté, déjà, dès le début. Le premier morceau « In for the kill » est un mélange improbable de sons discordants, mais pas ceux qui sonnent bien: une voix stridente (mais pas vocodée, c’est déjà ça) récite des paroles mièvres, sur un rythme soi-disant électro-pop des 80s. Vous avez déjà essayé de gratter le fond d’une assiette avec les dents d’une fourchette? Et si vous tentez votre chance du côté du clip (ne le faites pas pour autant, JAMAIS), vous serez pas déçus: une coupe de cheveux immonde, des dents qui tentent de fuir de sa bouche, une voix qui fait saigner les oreilles: les banshees existent!
Mais, évidemment cette impression n’est pas définitive. Contrairement à ce qu’on pourrait penser, ça empire. Le premier morceau s’avère en fait le plus rythmé, le plus agressif de l’album. Le reste de la tracklist est ultra mou, et heureusement ne dure pas très longtemps: la voix stridente laisse place à des choeurs fades, rien d’original.
Seule piste à couper un peu casser ce rythme, Bulletproof est moins gerbatoire: la voix est assez bien posée… le problème est que les claviers servaient à encore mettre l’accent sur une voix qui est, de base, insupportable.

Old fascinations, new sensations

Pourtant, le projet semblait pas trop mal: une jeune anglaise nommée Elly Jackson, pas trop moche sur les photos de presse, qui voulait faire de l’électropop dans le genre 80s… mais qui se perd quelque part entre le disco et la techno italienne de notre enfance. Après avoir, paraît-il méchamment, tarté Mylène Farmer la dernière fois, j’espérais tenir là la nouvelle grande représentante de la rouquemoutitude, mais c’est passé à côté. Je m’en doutais, ne serait-ce qu’au vu du pseudo: La Roux, on se fout de notre gueule! Une Anglaise qui prend un nom soi-disant français et qui foire une traduction, alors que c’est censé être NOUS les gros mauvais en langues étrangères.

Thoughts of you are gone

Je vais être honnête: d’habitude j’écoute plusieurs fois un album pour en livrer une idée assez précise. Là, j’ai pas eu le courage nécessaire, je l’ai écouté une seule fois. Trop d’aigus, trop de paroles sans véritable sens, une musique de fond identique de morceau en morceau (clap clap hihat, clap clap hihat). Tout est pareil d’un bout à l’autre, sans aucune originalité, sans variation après la quatrième piste.
La Roux n’est donc pas le grand retour, paraît-il tant attendu, de la pop des années 80, mais seulement un album de plus, qui n’apporte rien. Néanmoins, l’album se vend bien en Grande-Bretagne, le pays natal de la miss, donc on risque d’avoir à se fader un autre album de la même veine; mais je dois avouer ne pas comprendre comment des gens peuvent acheter ça, c’est limite inaudible…
Promis, la prochaine review, je dirai du bien, je pense que j’ai déchargé assez de fiel pour l’instant.

BigFatGio.

PS: Ne regardez pas les clips, jamais. Si toutefois vous le faîtes, vous plaignez pas, je vous aurai prévenus.

Si vous êtes maso, je vous rappelle que vous pouvez télécharger ça quand même, mais pour votre propre bien, je mets pas les liens. (J’ai un peu la flemme aussi…)

The FlatBite is a system, Neo.

Tuesday, July 21st, 2009

Rob Dougan – Furious Angels

Date de sortie Française : 2003
Tracklist :
01. Prelude
02. Furious Angels
03. Will You Follow Me ?
04. Left Me For Dead
05. I’m Not Driving Anymore
06. Clubbed To Death (Kurayamino Variation)
07. There’s Only Me
08. Instrumental
09. Nothing At All
10. Born Yesterday
11. Speed Me Towards Death
12. Drinking Song
13. Pause
14. One And The Same (Coda)
15. Clubbed To Death 2

Extrait : Furious Angels

Audio clip: Adobe Flash Player (version 9 or above) is required to play this audio clip. Download the latest version here. You also need to have JavaScript enabled in your browser.

Si l’on devait un jour comparer mes articles à une soirée, ce serait je pense une réunion de clowns suicidaires dans une décharge publique qui se vomiraient mutuellement dessus. Seulement, aujourd’hui est un jour spécial, aussi enfilons notre plus beau costard, plaquons nos cheveux en arrière, ce soir le décor est sobre et luxueux, la lumière tamisée et le vin est une cuvée exceptionnelle. À côté du bar où sont préparés les meilleurs Classic Manhattan, le pianiste joue et nous glisse une douce mélodie à l’oreille, presque impromptue mais charmante. Aujourd’hui, je vous parle de Rob Dougan.

Rob Dougan, ou Rob D, australien d’origine, est ce que j’oserais appeler un artiste différent. Féru du mélange de style, adepte de la recherche musicale, le monsieur profite en 1990 d’un coup de pouce du futur grand producteur et ami Rollo pour quitter ses kangourous et son vin douteux et rejoindre la Terre des Angles, sa Reine, ses steaks à la gelée et leurs vins importés d’outre-manche. C’est alors que sortira dans un anonymat tout relatif son premier single, Clubbed To Death.

Ce n’est pas à ce moment précis que la musique de Rob m’a heurtée de plein fouet. Quelques années plus tard, en 1999, alors que je regarde le fameux Matrix, je reste scotché sur ça :

Ce qui retient mon attention, plus que la beauté de la scène en elle même, c’est sa musique. Je ne le découvrirai que bien (trop) d’années plus tard, mais c’était mon premier contact avec Clubbed To Death, qui m’aura alors marqué au fer rouge pour le restant de mes jours.

Clubbed To Death, c’est un single aux innombrables versions, mais pour des raisons diverses je vais m’attacher à la version que j’ai toujours connu, Clubbed To Death (Kurayamino Variation). Mélange extrêmement détonnant de musique classique grave et envoutante et de beat trip hop délicieusement bien senti, cette musique donne l’effet d’une trance sombre et jouissive. Le break au piano est remarquable de finesse, et ne se laisse conquérir que par une reprise d’un entrain ravageur.

Et c’est donc beaucoup plus tard qu’au simple hasard de mes pérénigrations numériques j’ai enfin pu découvrir qui se cachait derrière ce bijou musical. Non content de pouvoir enfin mettre un visage sur un trésor, je découvre en plus qu’un album est sorti en 2002, Furious Angels de son nom.

OMG IL PREND FEU

De ses instrumentales puissamment darks à sa voix pincée et mélancolique, Rob réussit le pari d’un album mêlant avec une aisance incroyable du classique le plus pur et traditionnel à des synthétiseurs discrets mais présents et à des rythmiques à la pêche impressionnante. Les chœurs résonnent dans plusieurs des chansons de l’album, mais ce que l’on retiendra par dessus tout c’est l’efficacité de ce dernier. De la première à la dernière track, absolument rien n’est à jeter, bien au contraire. Cet homme possède un genre qu’il manipule à merveille, qui à son tour nous manipule dans des états où seule la musique peut nous amener.

On retrouve dans cet album la thématique d’un changement non désiré : un choc et une colère avec le magnifique Furious Angels, une longue phase de dépression, de Will You Follow Me à Nothing At All, où l’on se retrouve au plus bas, puis une négotiation, un peu pathétique comme dans Drinking Song. Après un morceau « Pause » de 33 secondes, l’acceptation se dessine dans un superbe One And The Same (Coda) mélancolique mais optimiste. Pour clôturer l’album, Clubbed To Death 2 et sa reprise de Chopin nous offre un spectacle grandiose de ce que Rob sait faire de mieux, mélange dark de classique grave et profond et de beats superbement orchestré. On n’oubliera pas les fantastiques Born Yesterday, Left Me For Dead et l’album en général.

Vous l’aurez compris, rarement ai-je été autant transporté par un artiste, l’album Furious Angels représente un tel must qu’il était impossible de ne pas lui consacrer au moins un article. En espérant que cet artiste puisse un jour trouver la reconnaissance que sa musique lui fait mériter dans notre beau pays, je lui souhaite de continuer à apprécier nos vins (un péché mignon, paraît-il) et ne peut déjà plus patienter pour le(s) prochain(s) CD(s) en préparation.

Tresch

Pour écouter plus en détail : la fabuleuse Clubbed To Death, le myspace du fanclub ainsi que le lien amazon :

Audio clip: Adobe Flash Player (version 9 or above) is required to play this audio clip. Download the latest version here. You also need to have JavaScript enabled in your browser.

Rob Dougan - Furious Angels Rob Dougan - Furious Angels

Kanye s’est pris une West

Friday, April 17th, 2009

Kanye West – 808s and Heartbreak

Date de sortie Française : 25/11/08
Tracklist :
01. Say you will
02. Welcome to heartbreak
03. Heartless
04. Amazing
05. Love lockdown
06. Paranoid
07. Robocop
08. Street lights
09. Bad news
10. See you in my nightmare
11. Coldest winter
12. Pinocchio story

Extrait : Coldest winter

Audio clip: Adobe Flash Player (version 9 or above) is required to play this audio clip. Download the latest version here. You also need to have JavaScript enabled in your browser.

After tonight, there will be no return

Mercredi 8 avril. Contrairement à celle de Rick Astley, la carrière de Kanye West était en plein boom quand, comme Sophie Marceau, elle a fait boum. Les assassins derrière cet acte d’une violence médiatique rare ne sont autres que Trey Parker et Matt Stone, les créateurs de South Park et de la nouvelle identité du chanteur de Chicago : Gay fish. Ou poisson gay. Mais le pire, c’est que leur parodie de Heartless est parfaite.

Qu’est-ce qu’il lui reprochent exactement à ce pauvre Kanye Roberto West (un de ces noms peut ne pas être le vrai) ? En gros, d’être un sale con arrogant. Et ils ont bien raison. Je veux dire, non seulement il se prend pour un génie et se balade de plateau télé en studio d’enregistrement en le clamant ouvertement, mais en plus quand il a un accident de bagnole, il fait un morceau, quand sa mère meurt, il fait un morceau, et quand sa meuf le jette, il fait un album.

Cet album, que nous allons ici aborder, c’est 808s and Heartbreak. Et la bête est relativement surprenante: je ne connaissais pas vraiment Kanye West avant de l’écouter. Je pensais que c’était du rap : j’étais bien bête.

I don’t wanna be a Robocop

4ème album studio de Kanye West, le titre nous prévient d’entrée sur la nature de son contenu : 808, un modèle de synthé de la mythique marque Roland© et Heartbreak, pour appuyer sur le fait qu’il est maintenant célibataire ; et avec ça, on a un déjà bon résumé de l’album.

Comme c’est très à la mode en ce moment, Kanye West surabuse du Vocoder et a donc une voix de machine à laver ; pour les exemples récents, je vous invite à écouter du Snoop Dogg, Chris Brown ou à peu près 75 % du hip hop importé cette année : merci l’auto-tune. Heureusement, les featurings de l’album apportent quelques « vraies » voix et cassent un peu le rythme imposé à coup de chant nasillard.

Le son est très bon et donne un disque cohérent, axé grand public mais très sympa quand même.

En effet, d’un bout à l’autre le CD est calme, paisible, enchaîne les beats répétitifs et les rythmes de tambour africanisants comme on peut voir dans le clip de Love Lockdown. Le dernier morceau enregistré en studio, Coldest Winter, représente très bien cette symbiose réussie. Il est accompagné de Heartless et de Welcome to Heartbreak, deux chefs d’oeuvre aux clips qui agressent les yeux: l’un en cartoon multicolore, l’autre encodé avec des codecs DivX mauvaise version… L’instrumental de son Paranoid qui rappelle des morceaux sympas de Daft Punk, dans un genre plus classique. Il a pourtant les moyens de se payer VLC c’est gratos bordel!
La playlist est quant à elle parfaitement menée, vu que les morceaux sont tous calmes et s’enchaînent bien: bref c’est tout ce que j’aime comme dirait McDonald’s.

We never never know, Never never know…

Un très bon album donc, mais dont le sujet a déjà été traité en long, en large et en travers: la rupture amoureuse. Le véritable génie de Kanye West, c’est d’arriver à créer un monde cohérent autour de ce CD, et ce par une imagerie et des vidéos particulièrement riches: on n’est pas obligés d’y adhérer mais si on se laisse porter par sa musique.

Honnêtement, ce n’est pas un CD vers lequel je me serais tourné a priori (j’ai plus tendance à lurker du côté des CD de groupes de métal slovène ou suédois avec des noms sortis du Seigneur des anneaux en fait), mais après l’avoir écouté, je pense que c’est un des rares albums originaux qu’on ait eu depuis le début de l’année. Bien ficelé, alliant une électrosoft aux sons du piano et d’instruments que l’on entend (mal)heureusement pas souvent, le tout inséré dans une démarche esthétique et artistique assez complète, il restera un moment dans mes oreilles.

C’est finalement peut être ce que lui reprochent les créateurs de South Park, le dessin animé le plus con et donc le plus mieux de l’univers: ce bon vieux Kanye West veut être partout, être le meilleur, et il peut pas s’empêcher de nous le crier. Si jamais sa carrière se remet de la mandale qu’il a prise la semaine dernière, il aura mérité tout le succès du monde, et au moins, gagné un fan.

BigFatGio.

Pour écouter un peu mieux, voire télécharger légalement le CD:

Le dernier Kanye West Kanye West - 808s & Heartbreak

Ceci dit, je vous conseille aussi d’écouter Gay fish, long version, en téléchargement gratuit, reprise de Heartless par les Dieux de l’humour subtil et léger :

Audio clip: Adobe Flash Player (version 9 or above) is required to play this audio clip. Download the latest version here. You also need to have JavaScript enabled in your browser.

Pour télécharger, c’est ici !