The FlatBite is a system, Neo.

Rob Dougan – Furious Angels

Date de sortie Française : 2003
Tracklist :
01. Prelude
02. Furious Angels
03. Will You Follow Me ?
04. Left Me For Dead
05. I’m Not Driving Anymore
06. Clubbed To Death (Kurayamino Variation)
07. There’s Only Me
08. Instrumental
09. Nothing At All
10. Born Yesterday
11. Speed Me Towards Death
12. Drinking Song
13. Pause
14. One And The Same (Coda)
15. Clubbed To Death 2

Extrait : Furious Angels

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Si l’on devait un jour comparer mes articles à une soirée, ce serait je pense une réunion de clowns suicidaires dans une décharge publique qui se vomiraient mutuellement dessus. Seulement, aujourd’hui est un jour spécial, aussi enfilons notre plus beau costard, plaquons nos cheveux en arrière, ce soir le décor est sobre et luxueux, la lumière tamisée et le vin est une cuvée exceptionnelle. À côté du bar où sont préparés les meilleurs Classic Manhattan, le pianiste joue et nous glisse une douce mélodie à l’oreille, presque impromptue mais charmante. Aujourd’hui, je vous parle de Rob Dougan.

Rob Dougan, ou Rob D, australien d’origine, est ce que j’oserais appeler un artiste différent. Féru du mélange de style, adepte de la recherche musicale, le monsieur profite en 1990 d’un coup de pouce du futur grand producteur et ami Rollo pour quitter ses kangourous et son vin douteux et rejoindre la Terre des Angles, sa Reine, ses steaks à la gelée et leurs vins importés d’outre-manche. C’est alors que sortira dans un anonymat tout relatif son premier single, Clubbed To Death.

Ce n’est pas à ce moment précis que la musique de Rob m’a heurtée de plein fouet. Quelques années plus tard, en 1999, alors que je regarde le fameux Matrix, je reste scotché sur ça :

Ce qui retient mon attention, plus que la beauté de la scène en elle même, c’est sa musique. Je ne le découvrirai que bien (trop) d’années plus tard, mais c’était mon premier contact avec Clubbed To Death, qui m’aura alors marqué au fer rouge pour le restant de mes jours.

Clubbed To Death, c’est un single aux innombrables versions, mais pour des raisons diverses je vais m’attacher à la version que j’ai toujours connu, Clubbed To Death (Kurayamino Variation). Mélange extrêmement détonnant de musique classique grave et envoutante et de beat trip hop délicieusement bien senti, cette musique donne l’effet d’une trance sombre et jouissive. Le break au piano est remarquable de finesse, et ne se laisse conquérir que par une reprise d’un entrain ravageur.

Et c’est donc beaucoup plus tard qu’au simple hasard de mes pérénigrations numériques j’ai enfin pu découvrir qui se cachait derrière ce bijou musical. Non content de pouvoir enfin mettre un visage sur un trésor, je découvre en plus qu’un album est sorti en 2002, Furious Angels de son nom.

OMG IL PREND FEU

De ses instrumentales puissamment darks à sa voix pincée et mélancolique, Rob réussit le pari d’un album mêlant avec une aisance incroyable du classique le plus pur et traditionnel à des synthétiseurs discrets mais présents et à des rythmiques à la pêche impressionnante. Les chœurs résonnent dans plusieurs des chansons de l’album, mais ce que l’on retiendra par dessus tout c’est l’efficacité de ce dernier. De la première à la dernière track, absolument rien n’est à jeter, bien au contraire. Cet homme possède un genre qu’il manipule à merveille, qui à son tour nous manipule dans des états où seule la musique peut nous amener.

On retrouve dans cet album la thématique d’un changement non désiré : un choc et une colère avec le magnifique Furious Angels, une longue phase de dépression, de Will You Follow Me à Nothing At All, où l’on se retrouve au plus bas, puis une négotiation, un peu pathétique comme dans Drinking Song. Après un morceau « Pause » de 33 secondes, l’acceptation se dessine dans un superbe One And The Same (Coda) mélancolique mais optimiste. Pour clôturer l’album, Clubbed To Death 2 et sa reprise de Chopin nous offre un spectacle grandiose de ce que Rob sait faire de mieux, mélange dark de classique grave et profond et de beats superbement orchestré. On n’oubliera pas les fantastiques Born Yesterday, Left Me For Dead et l’album en général.

Vous l’aurez compris, rarement ai-je été autant transporté par un artiste, l’album Furious Angels représente un tel must qu’il était impossible de ne pas lui consacrer au moins un article. En espérant que cet artiste puisse un jour trouver la reconnaissance que sa musique lui fait mériter dans notre beau pays, je lui souhaite de continuer à apprécier nos vins (un péché mignon, paraît-il) et ne peut déjà plus patienter pour le(s) prochain(s) CD(s) en préparation.

Tresch

Pour écouter plus en détail : la fabuleuse Clubbed To Death, le myspace du fanclub ainsi que le lien amazon :

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Rob Dougan - Furious Angels Rob Dougan - Furious Angels

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2 Responses to “The FlatBite is a system, Neo.”

  1. BigFatGio says:

    Moi, j’ai vomi sur ma chemise à carreaux rouges et jaunes à l’évocation des steaks en gelée.

    Sinon, j’ai pas du tout aimé le flim Matrix, mais c’est vrai que la bande son est géniale. Pas assez pour compenser le scénario, à mon goût, mais vraiment très bonne. Bien trouvé Rob Dougan je connaissais pas.

  2. Tac says:

    PUTAIN C PAS VRAI!!!
    Ca faisait des années ke jme demendé ki été ceux ki avé crée ces musik en pensant que c’été différents artistes!

    “On peut mourir tranquille” (Thierry Rolland)

    Merci ++ pour l’info Tresch (et merci deezer pour le son ;-) )

    PS: Indépendamment de l’invasion d’ondes pures d’endorphine dans mon oreil, tes articles sont toujours aussi efficasses Tresch : j’ai eu a arreter ma lecture pour finir de rire dès la première phrase.

    Grand-Haut à toi! (alerte à une référence gratuite! qui trouvera?)

    A la prochaine les gars

    Tac

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