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Girl Talk – Feed The Animals
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01. Play Your Part (Pt. 1) 02. Shut The Club Down 03. Still Here 04. What It’s All About 05. Set It Off 06. No Pause 07. Like This 08. Give Me A Beat 09. Hands In The Air 10. In Step 11. Let Me See You 12. Here’s The Thing 13. Don’t Stop 14. Play Your Part (Pt. 2) |
Extrait : Here’s The Thing
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Il y a des choses dans la vie qui sont tellement inattendues qu’elles peuvent entrainer des conséquences parfois… surprenantes. J’étais donc là, à tapoter tranquillement son mon ordi, quand par un clic hasardeux et une curiosité lancinante un air est parvenu à mes oreilles. Sans attendre, cet air s’est transformé en un gigantesque phallus de baleine et s’est mis à me violer la tête sans avertissement aucun, des tympans au cerveau. Comment diable aurais-je pu m’attendre à une chose pareille ? Alors que du sang commençait à couler de tous mes orifices, je me suis levé comme un seul homme, égorgeant au passage la fille qui s’affairait alors à me régaler bucalement (elle commence enfin à supporter son œsophage artificiel) et me suis mis à danser comme s’il n’y avait pas de lendemain. Mes parents arrivent alors et défoncent la porte, hurlant « MAIS C’EST QUOI CE TRUC ÉNORME ? », et s’évanouissent devant tant de grandiose. Le maire de la ville, qui passait en bas de chez moi, monte par la gouttière et défonce ma vitre en hurlant des râles gutturaux avant que ses yeux ne se révulsent et qu’il ne tombe sur ma voiture, la faisant exploser elle ainsi que la centrale nucléaire située de l’autre côté de la rue. Alors que des milliers de personnes venaient certainement de mourir ou d’être contaminées à vie par des doses monstrueuses de radiations nucléaires, je restais sur la table basse du salon, les bras en l’air comme saluant enfin un seigneur digne de ce nom, des larmes coulant le long de mes joues.
Car oui, Girl Talk, c’est au moins ça.
Girl Talk, c’est un ricain de 27 ans qui un jour s’est dit « tiens, si j’arrêtais d’être chimiste pour faire de la musique de taré ? », et grand bien lui en a pris. Car ce que fait Girl Talk, ça tue. Très unique tout en restant très grand public, une façon efficace de décrire sa musique serait grâce à une image : imaginez un crocodile qui mangerait des tubes de peintures et ferait caca des arc-en-ciel somptueux. Ben c’est un peu ça aussi, Girl Talk.

Ce que Gregg Michael Gillis de son vrai nom fait, c’est prendre tout les tubes de tout les différents genres imaginables des quarante dernières années, de mélanger tout ça avec une grosse dose de rythme et de vocaux rap, et bam, vous avez son dernier album, Feed The Animals. Décrit comme étant une véritable usine à procès, cet album (téléchargeable au prix que vous le souhaitez, c’est à dire de gratuit à tout ce que vous possédez) propose 14 tracks pour un mix de 53 minutes absolument génial.
Quelque chose dont il faut bien se rendre compte : rien, et je dis bien rien, n’a été créé ou composé par Girl Talk dans cet album. Ce qu’il a fait par contre, et avec un brio et un génie terrible, c’est reprendre par exemple une ligne de basse ici, un beat là, un synthé là et un vocal du tonnerre pour les assembler et donner le résultat qu’on connaît. À titre d’exemple, la première track du CD, Play Your Part (Pt. 1), contient des samples d’au bas mot 30 différentes chansons, de Rage Against The Machine à Jay-Z en passant par TTC (et on cherche encore), le tout condensé dans 4 minutes 43.

La manière dont les tracks sont construites est très vite reconnaissable : des séquences relativement courtes (16 à 32 beats max) qui s’enchaînent souvent abruptement mais sans jamais sonner faux, faisant place à des orgasmes auditifs à répétition amenés par les mélanges d’instrus et de vocaux. Certains moments sont tellement puissants qu’il m’est réellement difficile de les écouter sans éjaculer abondamment. Tout au long de l’album, qui était au départ une seule pièce musicale ensuite découpée en plusieurs chansons, le tempo augmente jusqu’à un final absolument dantesque avec les Red Hot’ couplés à Lil’Wayne, appuyés par un AC/DC complètement fou. Des frissons à chaque fois, obligé.
Ce que l’on a donc ici, c’est un mélange juste détonnant de nostalgie, grâce d’abord à tous les vieux tubes qu’on retrouve avec étonnement et grand plaisir, de joie grâce à une construction extrêmement dynamique, rythmée et carrément happy, et de pêche, parce que ce CD c’est un peu une soirée d’été entre potes qui ne se termine jamais.
J’avoue avoir un grand mal à dire du mal de Girl Talk, je vais donc continuer à l’encenser. Jetez donc un œil à cette vidéo :
Oui, Girl Talk en live, c’est un ordi attaché en bandoulière, et un mec complètement déchainé qui passe la moitié du live dans la foule et le reste entouré par tous ceux qui veulent bien faire de cette fête un moment inoubliable. Je veux dire, non seulement il offre la possibilité de télécharger sa musique gratuitement, en plus de ça il quitte son job pour s’y consacrer, et encore il se montre proche de son public comme jamais ?
Décidément, rien à faire, mais Girl Talk, je t’aime.
Tresch
Pour télécharger (et faites le !!!!!!! et payez si vous aimez !!!!) l’album, découvrir le myspace et même les albums qu’il a fait avant, c’est par là :

Tags: démonte, Feed The Animals, Girl Talk, hits, mélange musical, tubes