It’s an Hymen-men-men-men-men

The Prodigy – Invaders Must Die

Date de sortie Française : 02/03/09
Tracklist :
1. Invaders Must Die
2. Omen
3. Thunder
4. Colours
5. Take Me to the Hospital
6. Warrior’s Dance
7. Dance With the Wolves
8. Omen Reprise
9. World’s On Fire
10. Piranhas
11. Stand Up

Extrait : Take Me to the Hospital

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The Prodigy, c’est en gros trois anglais : Liam Howlett, Keith Flint et Maxim Reality (Keith Palmer) qui depuis 1990 crachent leur son à la face du monde. Et il aime ça, le monde, car avec plus de 16 millions d’albums vendus, ils détiennent le record dans le domaine de la dance music. Record qui bien entendu ne saurait tarder à être pulvérisé quand on voit la qualité de la nouvelle scène électro française menée à tambours battants par DJ Fozzie Bear & consorts. Néanmoins, The Prodigy ont vu leur style évoluer au cours de leur quatre précédents albums, de la rave sombre à un rock breaké un peu dark, toujours en étant pionnier d’un mouvement et nous offrant ce que sont aujourd’hui des indémodables comme Smack My Bitch Up, Girls ou Poison. Si vous ne connaissez même pas la première, je vous invite instamment à la découvrir et à regarder son clip interdit de télévision absolument génial.

Pour leur cinquième et dernier album Invaders Must Die, les trois compères se sont à nouveau réunis, chose qui n’était pas arrivé depuis le légendaire The Fat of the Land en 1997. Alors, y a-t-il de nouveaux classiques Smack my Bitchien au menu ? Cet album va-t-il encore réussir à satisfaire un public extrêmement large, du rocker à l’électro man underground comme ils y étaient jusqu’à présent parvenu ? Yet another révolution ? La réponse est non.

Dans A Cross the Universe, le documentaire sur la tournée aux USA de Justice que vous connaissez sans doute, Gaspard nous raconte : « Liam Howlett, le leader de The Prodigy, a dit dans une interview que Justice allait être une influence majeure pour leur futur album. Quel comble quand on sait qu’il est lui même une de nos principales influence ! ». Et là quelque chose devrait faire clic : influencé par Justice ? Où se trouve l’innovation, le nouveau courant ? Oubliez tout ça, car Invaders Must Die est un album électro, électro, électro, très efficace mais pas novateur pour autant.

On est ici plongé dans un univers noir et sombre comme à l’habitude de The Prodigy. Les sons sont agressifs, corrosifs mais arrivent à avoir une espèce d’aspect club qui laisse un sentiment paradoxal. Comme si on organisait une rave party dans un cimetière. L’album débute avec Invaders Must Die, comme un volcan qui gronde avant une explosion de sons un peu Trance qui surprend mais pas trop. Le reste de l’album est construit de la même manière : des sons variés mais qui restent semblables s’occupent de rythmer de très belle manière les chansons, accompagnées de lyrics courts, efficaces, ténébreux. Omen, la deuxième chanson s’impose comme l’hymne de l’album (et son premier Single), et sa reprise magnifique en huitième track nous confirme cela.

On est donc séduit, mais il manque quand même quelque chose, qu’un track exceptionnel aurait pu amener. Omen, Invaders Must Die sont certes de bonnes chansons, mais ne supportent pas vraiment la comparaison avec les singles des précédents albums. On pourra de plus se questionner quant à la décision d’abandonner le côté un peu rock trash d’avant : quid du public habitué ? Toujours est-il que l’ensemble est quand même très bien produit et a sa propre ambiance. Colours et Run With the Wolves sont des putains d’exutoires, je ne reprocherais à Thunder que son vocal un peu Reggae (ça c’était pour la forme), parce que sinon c’est du tout bon. Coup de cœur pour Take Me to the Hospital comme vous pouvez l’écouter au début, qui est par ailleurs aussi le nom de leur nouveau label.

L’album se termine par Stand Up, une musique presque Norman Cook-ienne qui tranche carrément avec le style de l’album, comme pour laisser une flamme allumée perdue dans la noirceur de l’univers de The Prodigy et dans l’espoir des fans de revoir un jour un album comme The Prodigy savait si bien les faire.

Boarf, en fait c’est aussi bien comme ça.

Tresch

Pour écouter un peu plus en détail et acheter, c’est par là :
The Prodigy - Invaders Must Die The Prodigy - Invaders Must Die The Prodigy - Invaders Must Die

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7 Responses to “It’s an Hymen-men-men-men-men”

  1. romainsupersayan says:

    Date de sortie Française : 02/03/09

    Un mois pour pondre ça comme critique, tu t’es pas fait chier ma salope.

  2. BigFatGio says:

    Moi j’ai vraiment bien aimé l’album même si je trouve qu’il a un peu tendance à vite retomber sur la fin…

    Sinon, je pense que Omen et Thunder resteront, ne serait-ce que grâce au côté reggae de Thunder (ça te fait bien chier, hein, “ma salope”), je pense que c’est vraiment un bon truc associer le reggae à l’électro.
    Ceci dit, je le trouve pas moins bon que les autres Prodigy, il est peut-être pas surprenant, mais pas mauvais.

    PS: Sérieux, Molin, TG…

  3. Guilesp says:

    Hey, blog frais ne rentrant pas tout à fait dans la moule, j’aime ! Les boutades douteuses et plus si affinités, j’aime ! Prodigy, aussi. Le dernier ne déroge pas à la règle, même si en effet il manque un tube interstellaire à l’image de SMBU.
    Allez, je t’ajoute à ma blogroll, rien que pour le nom de ta page ! Viens donc faire un tour.

  4. M. Blummenstein says:

    Moi, Messieurs je trouve que ce groupe, ces prodigy, est vraiment l’expression de la détresse culturello-cogntive des jeunes de notre temps. En effet. Et puis pourquoi ne pas laisser vos vrais noms au lieu de vous cacher (comme le poulet) derrière vos pseudos tous plus ridicules les uns que les autres? Ceci permettrait de lancer un vrai débat sur la question (saleté de gourmette) et ainsi de tenter de faire quelque chose de notre jeunesse, ceci grâce à des artifices technico médiatiques des plus poussés.

    Dans le respect

    M. Blummenstein

    PS Ai je dit que je n’appréciais pas Prodigy, mais que je m’étais senti obligé de faire une rédaction parce que?

  5. M. Maclouf says:

    pffff

  6. tenshu says:

    hey en plus c’est pas comme si ils n’avaient pas joué les pionniers de la fusion electro-reggae avec en samplant en 1992 Max Romeo dans Out of space.

  7. Tac says:

    LOOOOOOOOOOWL!!!!!!!!!!!!!!!
    Toi aussi t’avais pensé : “It’s an Hymen-men-men-men-men”
    j’vient de le voir en relisant ^^
    je suis pas seul ouiiiiiiiiiiiiiiii!

    inutilement
    TAC