![]()
![]()
Dans la vie, il y a des hommes. Et il y a Günther.
Audio clip: Adobe Flash Player (version 9 or above) is required to play this audio clip. Download the latest version here. You also need to have JavaScript enabled in your browser.
Tout semblait mal parti pourtant : né en Suède, il embrassa une carrière de top-modèle avec la langue avant de devenir propriétaire de discothèque. On raconte même qu’il eût aimé fut un jour des choses tout aussi extrêmes que les tubes de l’été ou le reggae. Tout le prédestinait donc à une grossière homosexualité faites à base de sodomie, de Poppers et de morceaux de caca sur la moustache.
Mais non. Günther, ce n’est pas ça. On raconte que cet Homme, et j’insiste sur la majuscule, fut en des temps immémoriaux taillé dans un bloc de testostérone pure par dieu lui même. Une fois le travail terminé, Günther se réveilla et constata avec plaisir sa stature de déité grecque. Quand il leva les yeux, il ne vit qu’un vieux barbu lui présentant son anus, l’implorant d’accepter son offrande. Mais il répondit non, car Günther, c’est pas un pédé, pas même avec dieu.
Günther, c’est l’homme avec la moustache si frétillante qu’il en rendrait les morpions suicidaires, l’homme qui quand il respire trop fort rend toutes les femmes enceintes, l’homme, qui est devenu une star incontestée du machisme et de la chanson érotique, avec un mulet.
Certains verrons à son oeuvre une référence à la pornographie des années 1970. Que nenni mes jeux fillots, ce que Günther nous offre, c’est du rêve. Lorsque, ses grosses lunettes bien en place sur son gros nez, il regarde la caméra et lui mime un bisou, c’est à nous jeune païens que le message s’adresse : « Je vous aime ». Et on t’aime nous aussi Günther. Beaucoup.

La chanson en elle même est un modèle de musicalité. Parfaitement originale et maitrisée, elle allie avec une aisance incroyable des synthétiseurs vintages, de grosses beats et les murmures excités de toutes les espèces femelles présentes au moment de la composition dans un rayon de vingt kilomètres. Son écoute suffirait à elle seule à rendre n’importe quelle bonne sœur une nymphomane scatophile, n’importe quelle lesbienne féministe une soumise sado-masochiste extrême. On raconte même que Chuck Norris aurait flirté avec la bisexualité en l’écoutant, mais qu’il lui a quand même mis un Roundhouse Kick dans les couilles. Cependant, cela ne suffisait pas, non. Günther a besoin d’exprimer toute l’étendue de sa masculinité, et il a phallus qu’il en fasse un clip.
Qu’on soit bien d’accord, ça n’a pas été facile. Pouvoir gommer le gazoduc qui lui sert de sexe de l’image n’a pas du être une partie de plaisir. Éponger sans cesse les hectolitres de liquides vaginaux répandus sur le sol par toutes les danseuses présentes dans le studio fut une vraie galère. La scène du refrain, lorsque Günther dégage toutes les phéromones de ses poils suants en susurrant le plus guttural et sensuel « Ooooh you touch my tralala… Hmmm, my ding ding dong » a dû être retournée cent quatre vingt fois, le caméraman s’évanouissant à chaque fois en constatant la scène de ses propres yeux pendant que le directeur essayait désespérément de s’auto fellationner sur sa chaise. Quand on voit les danseuses faire la chorégraphie débile de « la tête sur le côté et glissade des épaules », on pourrait croire qu’elles tentent de reproduire un souvenir nostalgique des années disco, mais non. C’est Günther qui les guide, dirigeant son sexe d’un côté à l’autre de la salle.
Quand on lui demande pourquoi ses poils sont lisses, il répond parce que c’est la dernière chose à laquelle les femmes peuvent s’accrocher quand elles chevauchent son immense sexe. Günther peut faire éjaculer quelqu’un dans la rue juste en toussant. On raconte même qu’il est la raison pour laquelle Marie est tombée enceinte en restant vierge, même s’il ajoute dans un rictus qui rendrait un hippopotame hystérique « vierge ? Je ne me souviens plus connaître une seule femme qui le soit après m’avoir rencontré, sauf ma mère ».
Il est quand même un peu con ce Günther.
Tresch
———————————————————————————————-
Le Clip, parce que je sais que vous en mourez d’envie bande de biatchs.
Et pour vous délecter un peu plus de la Günther experience, son album (bientôt un nouveau) :
![]()
Tags: Ding Ding Dong, Ding Dong Song (Dave Bar Remix), Günther, Sex, Tralala
Enorme. M’enfin t’as des jeux de mots des fois.. je cite “et il a phallus qu’il en fasse un clip”. Honnêtement, celle là… respect.
Et encore, il y a aussi de subtiles “grosses beats”… Euh, les citations, c’est des vraies ou du gros mytho?
Sinon, ce que tu appelles un “directeur” ça s’appelle un “réalisateur”… Je suis très déçu que tu ne m’aies pas fait relire ton article par ailleurs. Je publierai donc le prochain sans préavis!
Nice one. Ça sent la frustration sexuelle (au niveau anal du moins ? haha) mais c’est fun à lire.
Tu critiques tout, mais tu fais l’éloge de Gunther. T’as du gout.