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SteaKtonik

Tuesday, September 22nd, 2009

Steak : Music From The Original Motion Picture

Date de sortie : 18/06/2007
Tracklist :
1. SebastiAn – Arrival
2. Mr Oizo – Skatesteak
3. Sebastien Tellier & Mr Oizo – Chivers as a female
4. Mr Oizo – Chuck
5. SebastiAn – Letrablaise
6. Mr Oizo – Ringardos
7. Sebastien Tellier – Stadium
8. SebastiAn – Itea
9. Sebastien Tellier & Mr Oizo – Plug it
10. Mr Oizo – X Schmidt
11. Sebastien Tellier & Mr Oizo – Hashis vers
12. Mr Oizo – Blue wet shirt
13. SebastiAn – Victimo
14. Sebastien Tellier & Mr Oizo – Top 50
15. Sebastien Tellier – Exploites
16. Mr Oizo – C.H.I.V.E.R.S
17. Mr Oizo – Bonhomme
18. Sebastien Tellier & Mr Oizo – Toizelle
19. SebastiAn – Kinder
20. Mr Oizo – Bleue
21. Sebastien Tellier & Mr Oizo – Construction

Extrait : Mr Oizo – Blue Wet Shirt

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Un soir d’ennui profond, avec Tresch, en quête d’un passe-temps digne de ce nom, nous nous dirigeâmes vers une de ces machines glauques à louer les DVD la nuit. Oui, celle où le clavier pour taper son code de carte bleue colle encore, la faute au précédent usager (a)mateur de pornographie.
Non, on a pas loué un porno, et de toute façon, le DVD était rayé.

“Je pratique juste une fellation à ce monsieur”

Le film que l’on voulait tant voir, c’était Steak, de Quentin Dupieux, avec Eric et Ramzy. Quentin Dupieux, ce nom ne parle pas à grand monde, mais son pseudo un peu plus: c’est Mr. Oizo, le seul le vrai, le compositeur de Flat Beat.
Et c’est là le véritable intérêt du film. En dehors de l’humour absurde, plus ou moins bien joué, on note que ce film réalisé par Mr. Oizo met à l’affiche un certain Sébastien Tellier. La bande son est d’ailleurs son oeuvre et mérite une attention toute particulière…

Bahaaaaa Chivers!

Commençons par le film. Je vais faire assez court, ce n’est pas le but de ce blog. Ce film raconte l’histoire de Georges et Blaise (respectivement Ramzy et Eric). Georges, au début du film, pète un câble et assassine des camarades de classe à l’uzi. Arrive Blaise en BMX qui lui emprunte son uzi et fait mumuse avec, jusqu’à l’arrivée des flics qui arrêtent Blaise et pas Georges. Blaise fait 7 ans d’hôpital psychiatrique et arrive à sa sortie dans un monde où tout a changé.
Lorsqu’il est libéré, Georges vient le chercher, la gueule emmaillotée dans un bandage: il a en effet décidé de rejoindre un gang, les Chivers, qui exige de ses membres qu’ils se soient fait refaire le visage. De plus, Georges explique à Blaise le nouvel humour, l’initie à la nouvelle musique. Dans ce monde inconnu, Blaise se replie totalement sur lui-même, avant de rentrer dans les Chivers, et de connaître un certain succès parmi eux.

Bizarrement, les acteurs de ce film sont mauvais: Eric et Ramzy s’éclatent comme des gamins, ce qu’on attend d’eux, mais ça rend le film totalement décousu. Sébastien Tellier est hilarant, mais c’est définitivement pas un acteur. Certains passages sont énormes (Blaise devant son lavabo, toute la prestation de Tellier, le cricket…), d’autres sont beaucoup moins réussis (le début, la fin). Mais parlons de la musique.

Boum tchik bzzzuiiiiiziziiiiii hoiiiink blang

La « nouvelle musique » ponctue évidemment la bande-son du film, réalisée à la perfection par deux grands de la scène électro: Tellier et SebastiAn. On retrouve les voix féminines et le son mièvre du premier, qui se marie à la perfection avec les mix brutaux et répétitifs du second. Rappelons que la collaboration des deux Djs avec Oizo avait déjà fait ses preuves sur La ritournelle (de Sébastien Tellier) et ses nombreux remixes.
Le générique du film est énorme, les samples du film rappellent les meilleures scènes: plus encore qu’accompagner correctement le film, cette OST donne une autre dimension au spectacle, et s’avère plus intéressante que le film en lui-même.
Les morceaux se suivent et ne se ressemblent pas: ils sont calibrés pour une bande originale, il n’y a donc que très peu de paroles, les morceaux sont courts et vifs: avec Stadium on se sent en vacances à Hawaii, C.H.I.V.E.R.S. et Chuck nous évoquent les soirées entre potes, Blue Wet Shirt et Hachis vers sont les exemples mêmes de nouvelle musique… Même les moments les plus banals du film sont transcendés grâce à la musique d’ambiance, excellente sans être pour autant oppressante.

En plus de servir de bande-son de qualité, je suis certain que cet album annoncera un nouveau style de musique, une fois l’épopée de la soupe commerciale de Bob Guetta et David Wollf aura cessé de nous faire chier. L’époque des Chivers n’est pas si loin, et je donne un grand avenir à ce style de “nouvelle musique”. Même si ça paraît de prime abord inaudible, on s’habitue très bien aux changements de rythme brutaux et aux saccades, et on en vient assez vite à en redemander.

En guise de conclusion, on dira qu’on sent là que ce film est réalisé par un musicien, et un des tous meilleurs des années 00. Une bande-son électro, c’est déjà rare, mais elle est de plus merveilleusement servie, par d’excellents DJs.

BigFatGio.